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Test Miyazaki GC1995 : le vélo électrique à arbre de transmission qui veut simplifier l’entretien

Test Miyazaki GC1995 : le vélo électrique à arbre de transmission qui veut simplifier l’entretien

Clémence Lejeune
Clémence Lejeune
Photographe
16 mai 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Rapport qualité-prix : intéressant si vous misez sur le zéro entretien

★★★★★ ★★★★★

Design : discret, un peu massif, mais cohérent pour la ville

★★★★★ ★★★★★

Batterie et autonomie : loin des 150 km annoncés, mais ça reste correct

★★★★★ ★★★★★

Confort : correct pour la ville, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Durabilité et entretien : le gros argument de la transmission à arbre

★★★★★ ★★★★★

Performance : ça aide bien, mais les chiffres sont optimistes

★★★★★ ★★★★★

Présentation : ce que propose vraiment ce Miyazaki GC1995

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Transmission à arbre fermée : zéro chaîne, peu d’entretien, pas de graisse sur le pantalon
  • Capteur de couple qui offre une assistance naturelle et agréable en ville
  • Batterie 48 V 14 Ah avec autonomie réelle suffisante pour les trajets quotidiens (70-90 km environ)
  • Freins à disque hydrauliques Shimano MT-200 rassurants et efficaces

Points Faibles

  • Poids d’environ 27 kg, peu pratique à porter ou à manipuler dans les escaliers
  • Autonomie réelle loin des 150 km annoncés, chiffres marketing optimistes
  • Marque peu connue, incertitude sur le SAV et les pièces à long terme
Marque ‎Miyazaki

Un vélo électrique qui promet zéro entretien, vraiment ?

J’ai utilisé ce Miyazaki GC1995 pendant un peu plus de deux semaines pour aller bosser, faire les courses et quelques balades le week-end. En gros, un usage de citadin normal, avec un peu de côtes, un peu de pavés, et pas mal de trottoirs pourris. Ce qui m’a attiré au départ, c’est clairement le côté transmission à arbre, zéro chaîne. J’en avais marre de graisser la chaîne et de me retrouver avec le bas de pantalon noir. Là-dessus, ce vélo coche la case : pas de graisse, pas de bruit de chaîne, rien qui frotte.

Sur le papier, le vélo envoie du lourd : moteur annoncé à 600 Nm (honnêtement, ça ressemble plus à un chiffre marketing qu’à une vraie valeur mesurée), batterie 48 V 14 Ah, jusqu’à 150 km d’autonomie, cadre alu, freins hydrauliques Shimano MT-200, capteur de couple, et transmission à arbre censée tenir 100 000 km sans entretien. Dit comme ça, on a l’impression d’acheter un truc futuriste. En vrai, c’est plus nuancé.

Je vais être clair : le vélo fait le job pour un usage urbain, mais il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre. L’autonomie annoncée de 150 km, par exemple, j’en suis loin avec mon poids (un peu plus de 80 kg) et un usage en mode d’assistance moyen/élevé. Pareil pour le moteur « 600 Nm » : ça aide bien en côte, mais ça ne vous catapulte pas non plus. Par contre, la sensation avec le capteur de couple est plutôt agréable, on n’a pas l’effet on/off de certains vélos bas de gamme.

Globalement, après ces deux semaines, mon ressenti, c’est : bon concept, exécution correcte, mais pas parfait. Il y a des points franchement pratiques (zéro chaîne, confort correct, freinage rassurant) et quelques trucs qui piquent un peu (poids, marque peu connue, promesses un peu optimistes). Dans le reste du test, je détaille ce que j’ai aimé, ce qui m’a agacé, et pour quel type de personne ce vélo a du sens.

Rapport qualité-prix : intéressant si vous misez sur le zéro entretien

★★★★★ ★★★★★

Sur le rapport qualité-prix, tout dépend du prix réel auquel vous le trouvez et de vos priorités. On est clairement sur un VAE qui joue la carte du confort et du peu d’entretien, avec sa transmission à arbre et sa batterie plutôt généreuse. Si vous comparez à des grandes marques connues (Gazelle, Moustache, etc.) avec des specs proches, vous paierez souvent plus cher chez eux, mais avec un réseau de SAV mieux établi et une réputation solide. Ici, on est sur une marque moins connue, avec des promesses assez ambitieuses, et un tarif en général plus contenu.

Concrètement, ce qui justifie le prix selon moi : la batterie 48 V 14 Ah, le capteur de couple (qu’on ne trouve pas toujours dans cette gamme), la transmission à arbre fermée qui évite pas mal de galères, et les freins hydrauliques Shimano. Ça, ce sont des points concrets. Là où ça devient plus discutable, c’est sur le marketing autour du moteur (600 Nm, 150 km d’autonomie, etc.) qui peut donner l’impression de payer pour du rêve. En usage réel, le vélo fait ce qu’on attend d’un bon VAE urbain, mais il ne dépasse pas la concurrence de manière flagrante.

Si vous êtes du genre à ne jamais vouloir toucher un dérive-chaine et que l’idée de ne pas avoir à graisser quoi que ce soit vous parle, ce vélo prend tout son sens. Le côté zéro entretien de la transmission, plus la batterie amovible, plus la position confortable, ça fait un ensemble cohérent pour un usage quotidien. Par contre, si vous êtes bricoleur, que changer une chaîne ne vous fait pas peur, et que vous voulez un SAV ultra dispo en magasin physique, vous trouverez probablement mieux en allant vers des marques plus établies, même si ça coûte un peu plus cher.

Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour un certain profil : utilisateur urbain, qui roule régulièrement, qui veut limiter l’entretien, et qui accepte de miser sur une marque moins connue. Pour quelqu’un qui cherche le top du top ou un vélo ultra léger, ce n’est clairement pas la bonne cible. Mais pour un usage pragmatique domicile-boulot-loisirs, ça peut être un choix assez malin, tant qu’on est conscient des compromis.

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Design : discret, un peu massif, mais cohérent pour la ville

★★★★★ ★★★★★

Visuellement, le Miyazaki GC1995 reste assez sobre. Couleur noire, cadre alu classique, rien de tape-à-l’œil. Ça ne fait pas jouet, mais ça ne fait pas non plus vélo de designer. Perso, j’aime bien ce côté discret : tu peux le laisser attaché dans la rue sans trop attirer les regards, surtout comparé à certains VAE hyper flashy. Pour un usage urbain, c’est plutôt un bon point.

Le cadre en 26" donne un vélo assez compact, mais le montage avec la fourche suspendue, la grosse batterie 48 V et le système à arbre fait qu’il a une certaine présence. On sent tout de suite que ce n’est pas un vélo léger. Quand tu le manipules à l’arrêt, notamment pour le garer dans un couloir ou le monter sur un porte-vélo, tu sens bien les 27 kg. Pour quelqu’un qui doit le porter régulièrement, c’est un point faible clair. Si tu as un ascenseur et un local vélo, ça passe, sinon, ça peut vite te gonfler.

Ce que j’ai trouvé plutôt bien fichu, c’est l’intégration de la batterie amovible. Elle est visible, on ne va pas se mentir, mais l’accès est simple et le système de verrouillage ne m’a pas semblé cheap. Tu peux la retirer en une seconde (c’est à peu près vrai, une fois que tu as pris le coup de main) pour la recharger chez toi ou au bureau. Pour un usage quotidien, c’est clairement pratique. J’ai aussi apprécié la position du port de charge, pas planqué sous le cadre comme sur certains modèles où il faut se contorsionner.

Niveau ergonomie, la position de conduite est plutôt droite, typée vélo de ville. On n’est pas couché comme sur un VTT, ni ultra droit comme sur certains vélos hollandais, c’est un entre-deux. Pour mes trajets de 30-40 minutes, je n’ai pas eu de douleurs particulières au dos ou aux poignets. Les câbles sont visibles mais bien rangés, rien ne pendouille. Le look général, je le résumerais à : fonctionnel, un peu massif, mais pas moche. Si vous cherchez un vélo pour frimer, ce n’est pas celui-là. Si vous voulez un truc discret qui fait sérieux, ça colle.

Batterie et autonomie : loin des 150 km annoncés, mais ça reste correct

★★★★★ ★★★★★

La batterie de ce Miyazaki GC1995, c’est une 48 V 14 Ah, donc 672 Wh sur le papier. C’est une capacité assez confortable pour un VAE de ville. Le constructeur parle de « jusqu’à 150 km » d’autonomie, ce qui est clairement la version ultra optimiste : cycliste léger, mode d’assistance au minimum, terrain plat, pas de vent, vitesse réduite, etc. Dans la vraie vie, ce n’est pas ce que j’ai constaté.

Avec mes 80+ kg, un trajet mixte (un peu de plat, un peu de côtes, pas mal de redémarrages), et en utilisant surtout les modes d’assistance intermédiaire à élevé, j’ai tourné autour de 70 à 80 km par charge. En forçant un peu sur l’économie (mode d’assistance plus faible, pédalage plus actif), j’ai réussi à monter à un peu plus de 90 km, mais jamais à 150. Donc oui, l’autonomie est correcte, mais il faut oublier le chiffre marketing si vous roulez normalement en ville.

Le temps de charge est classique pour ce type de batterie : comptez environ 5 à 6 heures pour une charge complète avec le chargeur fourni. Rien de choquant, mais il faut juste anticiper si vous videz presque tout en une journée. L’avantage, c’est que la batterie est amovible : je l’ai souvent enlevée pour la charger à l’intérieur, ça se fait en quelques secondes une fois qu’on a le coup de main. Le système de verrouillage par clé donne un minimum de sécurité si vous laissez le vélo dehors.

Ce que j’ai remarqué aussi, c’est que l’indicateur de batterie sur l’écran n’est pas ultra fin. Les premières barres descendent lentement, puis les dernières se vident plus vite, surtout si vous sollicitez beaucoup le moteur (montées, gros vent de face). Rien de dramatique, mais il ne faut pas se fier uniquement à la première impression. Pour un usage pendulaire (par exemple 15 km aller, 15 km retour), ça passe largement sans recharger tous les jours, mais si vous êtes du genre à tout faire en mode turbo, prévoyez une recharge plus fréquente.

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Confort : correct pour la ville, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Sur le confort, je dirais que le Miyazaki GC1995 est correct sans plus, mais il fait le job pour un usage urbain. La position est assez naturelle : on est légèrement penché vers l’avant, ce qui permet de garder un bon contrôle sans casser le dos. La selle fournie est dans la moyenne des selles de VAE : pas une planche en bois, mais pas non plus un fauteuil. Au bout de 45 minutes de trajet, je la sentais quand même. Si vous êtes sensible de ce côté-là, un changement de selle ou une tige de selle suspendue peut être une bonne idée.

La fourche avant suspendue aide bien sur les pavés et les petits nids-de-poule. Ça ne transforme pas la route en tapis, mais ça filtre les chocs les plus pénibles. Sur les pistes cyclables un peu abîmées, j’ai senti une vraie différence par rapport à un vélo rigide. Par contre, il n’y a pas de suspension arrière, donc sur de grosses irrégularités, c’est toujours le bas du dos qui prend. Pour un vélo de ville, ça reste logique, on n’est pas sur un VTT tout suspendu.

Un point que j’ai apprécié, c’est la fluidité du pédalage avec le capteur de couple. Contrairement à certains VAE où l’assistance se déclenche avec un léger retard et donne des à-coups, ici la puissance arrive de façon assez progressive. Quand on appuie fort, le vélo répond, quand on pédale mollement, il n’en fait pas trop. Sur les démarrages aux feux rouges, ça rend les choses plus agréables et plus prévisibles. On n’a pas l’impression que le vélo part tout seul.

Côté bruit, la transmission à arbre est plutôt silencieuse. On entend un léger ronronnement du moteur, mais rien de gênant. Pas de cliquetis de chaîne, pas de craquement quand on change de rapport. Ça participe au confort global, surtout si vous faites des trajets tôt le matin ou tard le soir. En résumé, niveau confort, je ne suis pas tombé de ma chaise, mais pour le quotidien, c’est tout à fait utilisable, et ça ne fatigue pas trop sur des trajets de 10 à 15 km.

Durabilité et entretien : le gros argument de la transmission à arbre

★★★★★ ★★★★★

Niveau durabilité, ce vélo mise beaucoup sur son système de transmission à arbre fermé. L’argument, c’est zéro chaîne, zéro graisse, zéro entretien jusqu’à 100 000 km. Sur deux semaines de test, évidemment, je ne peux pas valider ce chiffre, mais je peux au moins dire que la transmission n’a pas bougé, même après plusieurs trajets sous la pluie et sur des routes un peu sales. Pas de bruit suspect, pas de craquement, et surtout pas de pantalon ruiné par de la graisse. Pour quelqu’un qui ne veut pas se prendre la tête avec l’entretien, c’est clairement un gros point fort.

Le cadre en alliage d’aluminium est donné comme léger et résistant à la corrosion. Léger, c’est discutable vu les 27 kg du vélo complet, mais ça vient aussi du moteur, de la batterie et du reste. Par contre, côté finition, je n’ai pas vu de défauts flagrants : soudures propres, peinture correcte, pas de jeu dans le cadre ou la fourche. Les freins hydrauliques Shimano MT-200 sont un bon signe aussi, on n’est pas sur des composants totalement inconnus. Ça inspire un minimum confiance pour la tenue dans le temps.

Là où j’ai plus de doutes, c’est sur la marque en elle-même. Miyazaki, ce n’est pas un gros nom du vélo en Europe. Il y a une garantie annoncée d’un an sur moteur, batterie et contrôleur, et un support client 24/7 sur le papier. Je n’ai pas eu besoin de les contacter, donc je ne peux pas juger de leur réactivité réelle. Mais si un jour vous avez un souci de transmission à arbre ou d’électronique, ce ne sera pas aussi simple que d’aller chez n’importe quel vélociste qui connaît la marque depuis 10 ans.

En termes d’entretien courant, en dehors de la transmission, ça reste un vélo : freins à purger de temps en temps, pneus à vérifier, serrages à contrôler. L’absence de chaîne à graisser simplifie clairement la vie, surtout pour les gens qui n’aiment pas bricoler. Après 2 semaines, rien ne s’est desserré, pas de bruit parasite, pas de jeu dans le jeu de direction. Ça ne prouve pas la durabilité sur 5 ans, mais ça donne au moins une impression de base : le vélo ne fait pas cheap, et il semble capable d’encaisser un usage quotidien normal.

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Performance : ça aide bien, mais les chiffres sont optimistes

★★★★★ ★★★★★

Sur la performance pure, il faut être honnête : le discours marketing et la réalité ne sont pas tout à fait alignés. Le moteur annoncé à 600 Nm, ça fait sourire. En pratique, le vélo a un bon couple, il démarre correctement aux feux, et il aide bien en montée, mais on est loin de la sensation d’un scooter. Pour vous situer, sur une côte à environ 8-10 %, en assistance élevée, je monte à 15-18 km/h sans trop forcer, mais je pédale quand même. Pour quelqu’un qui vient d’un vélo musculaire classique, la différence est nette, pour quelqu’un qui a déjà un bon VAE, ça lui paraîtra juste normal.

Le capteur de couple change vraiment la sensation par rapport aux vélos à simple capteur de rotation. On n’a pas l’effet « je tourne les jambes dans le vide et le moteur fait tout ». Là, si vous n’appuyez pas, ça n’avance pas. Perso, j’aime bien, ça donne l’impression de vraiment faire du vélo, pas juste de se laisser porter. Pour les relances en ville, c’est assez agréable, on sent que le vélo répond à ce qu’on lui demande, sans lag gênant.

En termes de vitesse, on est dans la norme des VAE limités à 25 km/h. Le vélo atteint cette vitesse sans souci sur le plat, surtout en mode d’assistance élevé. Au-delà, c’est vos jambes qui font le reste, et vu le poids du vélo, on ne va pas se mentir, ça devient vite sportif. Pour rouler entre 20 et 25 km/h en ville, c’est très bien, mais ce n’est pas un bolide pour faire de longues distances à 30 km/h de moyenne.

Ce vélo est annoncé comme capable de supporter jusqu’à 180 kg de charge. Je n’ai pas testé à ce point-là, mais avec mes 80+ kg et un sac de 10-12 kg, il n’a pas bronché. Le cadre ne m’a pas semblé mou, pas de sensation de torsion bizarre. Les freins hydrauliques Shimano MT-200 font le boulot, même sous la pluie, avec un freinage progressif et assez rassurant. Globalement, je dirais que niveau performance, on est dans le « franchement pas mal » pour un usage urbain, mais il ne faut pas se laisser impressionner par les chiffres gonflés sur la fiche produit.

Présentation : ce que propose vraiment ce Miyazaki GC1995

★★★★★ ★★★★★

Concrètement, le Miyazaki GC1995, c’est un vélo de ville 26" avec un cadre en alliage d’aluminium, suspension avant, freins à disque hydrauliques Shimano MT-200, et une boîte 7 vitesses. Il pèse autour de 27 kg, donc ce n’est clairement pas un poids plume. On est dans la catégorie des VAE urbains assez costauds, pensés pour encaisser les trajets quotidiens et transporter un peu de charge, pas pour monter quatre étages sans ascenseur tous les soirs.

La particularité principale, c’est la transmission à arbre fermée. À la place de la chaîne classique, on a un système dans un carter, annoncé comme « zéro entretien jusqu’à 100 000 km ». Je n’ai pas roulé 100 000 km, mais sur mes trajets sous la pluie et la poussière, rien n’a couiné, rien n’a déraillé (forcément), et je n’ai rien eu à toucher. Pour quelqu’un qui ne veut jamais mettre les mains dans la graisse, c’est un vrai argument. Par contre, si un jour ça casse, ce sera moins simple à faire réparer que de changer une chaîne chez n’importe quel vélociste.

Le moteur est présenté comme un moteur à fort couple, avec adaptation automatique à la pente et à la cadence de pédalage en 0,2 s. En pratique, on sent bien que l’assistance tient compte de la pression sur les pédales (merci le capteur de couple) et pas juste de la rotation. Quand on appuie plus fort, ça aide plus, ce qui donne une sensation assez naturelle. Pour les montées, ça aide clairement, mais n’imaginez pas grimper les murs sans effort si vous êtes chargé ou si vous pesez lourd.

Au niveau électronique, on a un écran LCD qui affiche vitesse, niveau de batterie, distance, temps de trajet, puissance, et qui signale les erreurs. C’est pas du haut de gamme ultra léché, mais on a les infos qu’il faut. Le vélo arrive pré-assemblé à 90 %, j’ai mis une bonne demi-heure à finir le montage tranquillement (roue avant, guidon, pédales, quelques réglages). Pour une marque peu connue, je m’attendais à pire sur ce point. Par contre, manuel en français pas garanti, donc si vous êtes allergique à l’anglais, c’est à prendre en compte.

Points Forts

  • Transmission à arbre fermée : zéro chaîne, peu d’entretien, pas de graisse sur le pantalon
  • Capteur de couple qui offre une assistance naturelle et agréable en ville
  • Batterie 48 V 14 Ah avec autonomie réelle suffisante pour les trajets quotidiens (70-90 km environ)
  • Freins à disque hydrauliques Shimano MT-200 rassurants et efficaces

Points Faibles

  • Poids d’environ 27 kg, peu pratique à porter ou à manipuler dans les escaliers
  • Autonomie réelle loin des 150 km annoncés, chiffres marketing optimistes
  • Marque peu connue, incertitude sur le SAV et les pièces à long terme

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Après ces deux semaines avec le Miyazaki GC1995, mon avis est assez simple : c’est un bon vélo de ville pour ceux qui veulent un VAE pratique et qui n’aiment pas bricoler. La transmission à arbre change vraiment la donne sur l’entretien : pas de chaîne, pas de graisse, pas de déraillement, ça simplifie le quotidien. Le capteur de couple donne une assistance agréable, le vélo répond bien quand on appuie, sans à-coups. Les freins hydrauliques Shimano et la batterie 48 V 14 Ah apportent un côté rassurant et confortable pour les trajets quotidiens.

Par contre, il ne faut pas avaler toutes les promesses sans recul. Les 150 km d’autonomie, je ne les ai pas vus, on est plus autour de 70-90 km en usage réel. Le fameux moteur « 600 Nm » n’est pas une fusée, il aide bien mais reste dans la moyenne des bons VAE. Le vélo est aussi assez lourd, donc si vous devez le porter souvent, ça risque de vous saouler. Et la marque étant peu connue, le SAV et la dispo des pièces à long terme sont un point d’interrogation.

Pour résumer : je le recommande à ceux qui veulent un VAE urbain simple à vivre, prêt à rouler, avec le moins d’entretien possible, et qui sont prêts à accepter une marque moins installée pour avoir ces caractéristiques à un prix raisonnable. Si vous cherchez un vélo ultra léger, une grande marque avec réseau de magasins, ou des perfs de malade, passez votre chemin et orientez-vous vers des modèles plus classiques et mieux référencés.

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Sous-notes

Rapport qualité-prix : intéressant si vous misez sur le zéro entretien

★★★★★ ★★★★★

Design : discret, un peu massif, mais cohérent pour la ville

★★★★★ ★★★★★

Batterie et autonomie : loin des 150 km annoncés, mais ça reste correct

★★★★★ ★★★★★

Confort : correct pour la ville, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Durabilité et entretien : le gros argument de la transmission à arbre

★★★★★ ★★★★★

Performance : ça aide bien, mais les chiffres sont optimistes

★★★★★ ★★★★★

Présentation : ce que propose vraiment ce Miyazaki GC1995

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