Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes quelques compromis
Design et ergonomie : bon format, mais quelques détails qui fâchent
Autonomie et gestion de la batterie : un bon point, malgré quelques zones floues
Performance GPS et navigation : puissant sur le papier, perfectible sur la route
Présentation : ce que le BiNavi promet concrètement
Fonctions d’entraînement et capteurs : complet, mais pas toujours optimisé
Points Forts
- Très complet pour le prix : navigation, iClimb, analyse d’entraînement, compatibilité large avec capteurs et e-bikes
- Grand écran 3,5" lisible en extérieur, autonomie solide autour d’une trentaine d’heures en usage réel
- Connexion rapide et fiable aux capteurs, synchronisation avec Strava, TrainingPeaks, Komoot, etc.
Points Faibles
- Navigation perfectible : bulle d’info peu lisible, latence dans les indications, gestion des ronds-points moyenne
- Capuchon de port USB-C mal conçu, risque potentiel sous la pluie et sur le long terme
- Interface et logiciel encore un peu bruts : carte limitée à une page, luminosité critiquée, intégration DI2 peu optimisée
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | iGPSPORT |
Un compteur GPS qui promet beaucoup… est-ce que ça suit sur la route ?
J’ai utilisé l’iGPSPORT BiNavi principalement sur route, avec quelques sorties gravel, en remplacement d’un compteur plus basique sans carte. Sur le papier, c’est blindé de fonctions : grand écran 3,5 pouces, navigation, iClimb pour les montées, analyse d’entraînement, contrôle musique et caméra, compatibilité capteurs, e-bike, DI2, etc. Clairement, le truc veut concurrencer les gros Garmin / Wahoo, mais pour moins cher. Je l’ai monté sur mon vélo de route comme compteur principal pendant plusieurs sorties de 2 à 4 heures.
Ce qui m’a frappé dès le début, c’est le contraste entre la fiche produit très ambitieuse et certains détails un peu bricolés, surtout côté logiciel. Le matériel en lui-même fait plutôt sérieux pour le prix, mais dès qu’on commence à jouer avec la navigation, les écrans de données et les petits réglages, on voit vite qu’il y a encore du boulot. Ça ne veut pas dire que c’est nul, loin de là, mais il ne faut pas s’attendre à la même finition que chez les marques qui font ça depuis 10 ans.
En usage simple (enregistrer une sortie, suivre ses données de base, se repérer grossièrement sur la carte), ça fait le job sans prise de tête. Là où ça se complique, c’est dès qu’on pousse un peu : navigation avec guidage détaillé, gestion fine de l’écran, intégration DI2, paramétrage de la carte, etc. On sent que le compteur peut faire beaucoup de choses, mais que l’interface et les choix de design logiciel ne suivent pas toujours.
Au final, après plusieurs sorties, mon ressenti c’est que le BiNavi vise juste niveau rapport fonctionnalités/prix, mais qu’il est encore un peu brut de décoffrage. Si tu veux un outil complet à prix contenu et que tu acceptes quelques compromis (et un peu de bidouille), ça peut valoir le coup. Si tu veux un truc hyper poli, où tout est logique et fluide, il va falloir viser plus haut en gamme… et plus cher.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu acceptes quelques compromis
Quand on regarde tout ce que fait le BiNavi pour le prix, difficile de dire que c’est abusé. On a un grand écran couleur, du tactile, une vraie navigation avec cartes, une grosse compatibilité capteurs, des fonctions d’analyse d’entraînement avancées, iClimb pour les montées, contrôle musique et caméra, et une autonomie correcte. Si tu compares à un Garmin ou un Wahoo avec un niveau de fonctions équivalent, tu es clairement en dessous en prix.
Mais le tarif plus bas, tu le sens dans les détails : software pas toujours fini, ergonomie de la navigation perfectible, traduction parfois bancale, capuchon USB mal fichu, luminosité d’écran qui pourrait être meilleure dans certaines conditions. Rien de tout ça ne rend le produit inutilisable, mais ça fait la différence entre un appareil "agréable au quotidien" et un appareil "qui demande un peu de tolérance". Pour un cycliste qui veut un truc fiable, simple, et qui n’a pas envie de se prendre la tête, ça peut être un frein.
Pour moi, le BiNavi a un bon rapport fonctionnalités/prix si tu sais exactement dans quoi tu t’embarques : tu acceptes qu’il y ait encore des mises à jour à faire, que tout ne soit pas optimisé, et que certains choix de design ne soient pas idéaux. En échange, tu as un compteur très complet, capable de faire presque tout ce que font les grands pour bien moins cher. Si tu es du genre bricoleur, que tu n’as pas peur de fouiller dans les menus et de t’adapter, tu en auras pour ton argent.
Si par contre tu veux quelque chose de parfaitement poli, avec une navigation hyper claire, une interface aux petits oignons et zéro détail agaçant, tu seras probablement mieux servi en mettant plus cher chez Garmin ou Wahoo. En gros : pour un cycliste qui cherche du complet sans exploser le budget, le BiNavi est une option sérieuse. Pour un maniaque de l’ergonomie et de la finition, ça risque de laisser un goût de "presque".
Design et ergonomie : bon format, mais quelques détails qui fâchent
Niveau design, le BiNavi est plutôt réussi. Le boîtier est fin (environ 1,45 cm), assez léger (un peu plus de 100 g), et le format 10,1 x 6 cm avec l’écran 3,5" est agréable sur le cintre. Ce n’est pas un pavé énorme qui défigure le poste de pilotage, mais on a quand même une surface de lecture confortable. Sur un cintre route 31,8 avec le support fourni, ça reste bien centré et ça ne bouge pas, même sur route un peu dégradée.
Le look est assez sobre : noir, sans fioritures. Ça ne crie pas "gadget cheap", mais ce n’est pas non plus un objet qui fait rêver, et ce n’est pas ce qu’on lui demande. Là où ça se gâte un peu, c’est sur certains détails de conception. Le point qui revient souvent et que je trouve vraiment gênant, c’est le capuchon de protection du port USB-C. Il tient mal, il a l’air fragile, et avec les vibrations ou sous la pluie, c’est typiquement le genre de truc qui finit par laisser passer l’eau. Pour un appareil IPX7 qui est censé prendre la flotte sans broncher, c’est moyen.
Côté ergonomie, l’écran tactile est très sensible, parfois trop. En roulant, surtout avec des gants, il suffit d’un appui un peu approximatif pour se retrouver à changer d’écran ou à activer un truc sans le vouloir. C’est le genre de détail qui énerve au bout de quelques sorties. J’aurais préféré un tactile un peu moins vif ou des options plus claires pour verrouiller l’écran en roulant. Le reste des boutons et du boîtier est correct : ça ne fait pas jouet, mais on sent que ce n’est pas au niveau de finition d’un Garmin haut de gamme.
Globalement, le design fait le taf : bon format, écran bien intégré, poids raisonnable, support guidon sérieux. Mais le port USB mal pensé et le tactile trop nerveux viennent un peu gâcher la bonne impression de départ. Si tu roules souvent sous la pluie ou sur des routes qui vibrent beaucoup, ce capuchon USB est clairement un point faible à garder en tête.
Autonomie et gestion de la batterie : un bon point, malgré quelques zones floues
Sur l’autonomie, l’iGPSPORT annonce 35 heures, ce qui est ambitieux. En conditions réelles, avec GPS activé, quelques capteurs connectés (cardio + cadence), luminosité pas à fond mais correcte, et un peu de navigation, on est plus bas, mais ça reste largement suffisant pour la plupart des gens. Tu peux enchainer plusieurs sorties de 2 à 3 heures dans la semaine sans recharger à chaque fois, ce qui est déjà bien. Pour une grosse sortie type 6–7 heures, ça tient sans souci si tu ne mets pas tout à fond.
Le chargeur est en USB-C, ce qui est pratique, et la charge rapide annoncée en 1,5 h est réaliste si tu ne pars pas d’une batterie totalement morte. En gros, tu peux recharger la veille au soir ou même une heure avant une sortie, tu ne restes pas bloqué. Le souci, comme dit plus haut, c’est ce capuchon USB qui ne tient pas bien. En termes d’autonomie, ce n’est pas un problème immédiat, mais sur le long terme, si l’eau ou la poussière rentre par là, ça peut vite devenir un point faible.
Autre point un peu agaçant : pour certains accessoires comme le DI2, tu n’as pas de pourcentage précis de batterie, juste une icône approximative. Ce n’est pas dramatique, mais quand on commence à jouer avec beaucoup de périphériques, on aime bien avoir des infos claires. Pour le compteur lui-même, l’indicateur de batterie est standard, rien de fou, mais on s’y retrouve.
Globalement, sur l’autonomie pure, rien à redire pour cette gamme de prix : ça tient bien, ça se recharge vite, et tu ne passes pas ton temps à chercher une prise. Le vrai enjeu, c’est plus la durabilité liée à ce fameux port USB mal protégé. Si tu roules par tous les temps et que tu gardes ton matos plusieurs années, c’est un point à surveiller, parce que c’est typiquement le genre de détail qui peut flinguer un bon produit sur le long terme.
Performance GPS et navigation : puissant sur le papier, perfectible sur la route
Sur la partie purement GPS, le BiNavi est plutôt bien armé : double fréquence (L1+L5), compatibilité GPS, Beidou, Galileo, Glonass, QZSS, plus une fonction APGS censée aider dans les zones urbaines ou en montagne. En pratique, le suivi de trace est globalement bon, la position ne part pas dans tous les sens, et pour un usage "je veux ma trace propre sur Strava", ça suffit largement. Je n’ai pas vu de gros décrochages ou de pertes de signal prolongées sur route ouverte.
Là où ça coince un peu, c’est sur la navigation active. Plusieurs points reviennent : petite latence entre l’action réelle et ce qui s’affiche (il t’indique encore de tourner alors que tu as déjà pris le virage de quelques mètres), gestion des ronds-points un peu basique (ils sont traités comme de simples virages), et surtout une bulle d’info turn-by-turn peu visible. En mode jour, blanc sur fond noir en petit en haut de l’écran, ce n’est pas ce qu’il y a de plus lisible quand tu essayes de garder un œil sur la route.
Autre chose : la trace à suivre est en vert fluo sur une carte elle-même assez verte, donc la lisibilité n’est pas idéale, surtout avec un zoom de carte qui a tendance à revenir à 200 m. Tu peux avoir envie de rester à 50 m pour être précis dans un coin avec plein de petites routes, mais le compteur ne garde pas forcément ce réglage. Résultat : la trace paraît fine et un peu noyée dans le reste. Pour quelqu’un qui suit souvent des parcours complexes, c’est un vrai point à considérer.
Pour faire simple : côté précision du signal, c’est solide pour cette gamme de prix. Mais la partie "navigation confortable" n’est pas encore totalement aboutie. Ça marche, tu arrives à destination, mais ce n’est pas aussi fluide et clair que sur des modèles plus chers. Si tu fais surtout du suivi de trace simple, ça va. Si tu comptes dessus pour te guider dans une ville inconnue ou sur des parcours compliqués, il faut accepter un peu de frustration.
Présentation : ce que le BiNavi promet concrètement
Sur le papier, le BiNavi, c’est un compteur GPS assez ambitieux. On a un écran couleur tactile de 3,5", une autonomie annoncée de 35h, un boîtier IPX7, et surtout une grosse liste de fonctions : navigation avec cartes, iClimb Pro pour les montées, analyse d’entraînement avec VO2, prise en charge de 16 catégories et plus de 160 données, compatibilité avec capteurs de puissance, cardio, cadence, radars, feux, home-trainers, e-bikes et dérailleurs électroniques DI2. Il gère aussi le contrôle de la musique et d’une caméra d’action, ce qui est plutôt rare sur ce segment de prix.
Concrètement, tu peux : enregistrer tes sorties, suivre un itinéraire importé depuis Strava, Komoot, Ride with GPS, etc., avoir le profil des montées avec iClimb, voir les données classiques (vitesse, FC, puissance, cadence), et envoyer tout ça vers plusieurs plateformes (Strava, TrainingPeaks, Insta360…). L’app iGPSPORT sert à configurer les écrans, synchroniser les activités et gérer les cartes et itinéraires. L’app propose aussi du suivi en direct, donc tes proches peuvent te suivre pendant une sortie si tu roules connecté à ton téléphone.
Par contre, dès qu’on regarde les retours utilisateurs, on voit qu’il y a un décalage entre ce qui est promis et la façon dont c’est vraiment implémenté. Par exemple : la carte ne peut être mise que sur une page dédiée, impossible de l’intégrer partout; l’affichage DI2 est basique (numéro de pignon/plateau au lieu de braquet réel); certaines traductions sont approximatives; et la navigation turn-by-turn manque un peu de clarté (bulle d’info petite, zoom de carte qui ne se maintient pas, gestion des ronds-points moyenne).
En résumé, sur le plan "fiche technique", le BiNavi est très costaud pour son prix. On a presque tout ce que proposent les grands noms, sur le papier. Mais il faut bien garder en tête que beaucoup de ces fonctions sont là, oui, mais pas toujours optimisées. Si tu es du genre à tout paramétrer au millimètre, tu vas voir les limites. Si tu cherches surtout un compteur complet, avec navigation et stats avancées, sans exploser ton budget, ça reste une proposition intéressante.
Fonctions d’entraînement et capteurs : complet, mais pas toujours optimisé
Sur la partie "outil d’entraînement", le BiNavi est franchement bien équipé pour le prix. Tu peux connecter quasiment tout ce qui existe : cardio, cadence, puissance, home-trainer, radar, feux, capteur de température CORE, e-bike, DI2… La connexion aux capteurs est rapide et stable, pas de galère particulière de ce côté-là. Pour quelqu’un qui veut suivre sa FC, sa puissance, voire faire du home-trainer avec retour de données, c’est largement suffisant.
L’ordinateur propose aussi un gros paquet de données : plus de 160 valeurs possibles, avec 16 catégories différentes. Ça va des classiques (vitesse, distance, FC moyenne) aux trucs plus avancés (stress d’entraînement, puissance normalisée, facteur d’intensité, etc.). L’algorithme d’analyse d’entraînement donne un retour sur la charge et les effets de la séance, ce qui est sympa pour quelqu’un qui veut structurer un peu ses sorties sans se prendre trop la tête. Tu peux aussi envoyer des séances ou des objectifs via l’app, ce qui rapproche l’expérience de ce que proposent les marques plus établies.
Par contre, dès qu’on rentre dans le détail, on voit que tout n’est pas nickel. Un exemple concret : la gestion du DI2. Le compteur affiche le numéro du pignon et du plateau (du style 1/2 – 5/11) au lieu de te donner directement le braquet réel (genre 36/52 – 12/25). Pour quelqu’un qui sait déjà ce qu’il a sur le vélo, ça ne sert pas à grand-chose, et c’est dommage, parce qu’il suffirait d’un peu de boulot logiciel pour rendre ça vraiment utile.
Idem pour les écrans de données : la personnalisation est correcte, mais tu ne peux pas mettre la carte où tu veux, elle reste bloquée sur une page spécifique. Pour un usage entraînement pur, ce n’est pas forcément grave, mais pour mélanger navigation et données d’effort sur la même page, tu es limité. Globalement, l’efficacité est bonne pour suivre un entraînement de base et analyser ses sorties, mais si tu es très pointilleux sur la manière dont les infos sont affichées et croisées, tu vas sentir les limites du système.
Points Forts
- Très complet pour le prix : navigation, iClimb, analyse d’entraînement, compatibilité large avec capteurs et e-bikes
- Grand écran 3,5" lisible en extérieur, autonomie solide autour d’une trentaine d’heures en usage réel
- Connexion rapide et fiable aux capteurs, synchronisation avec Strava, TrainingPeaks, Komoot, etc.
Points Faibles
- Navigation perfectible : bulle d’info peu lisible, latence dans les indications, gestion des ronds-points moyenne
- Capuchon de port USB-C mal conçu, risque potentiel sous la pluie et sur le long terme
- Interface et logiciel encore un peu bruts : carte limitée à une page, luminosité critiquée, intégration DI2 peu optimisée
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’iGPSPORT BiNavi est un compteur vélo qui en donne beaucoup pour son prix, mais qui n’est pas sans défauts. Le matériel est globalement sérieux : bon format, écran 3,5" lisible en plein soleil, autonomie correcte, compatibilité large avec les capteurs, et une vraie navigation avec cartes. Pour un cycliste qui veut passer d’un petit compteur basique à quelque chose de plus complet (navigation, stats avancées, analyse d’entraînement), c’est clairement une montée en gamme intéressante sans exploser le budget.
Par contre, il faut être honnête : le logiciel n’est pas encore au niveau des références du marché. Navigation parfois un peu en retard, bulle d’infos pas hyper lisible, zoom de carte capricieux, gestion des ronds-points moyenne, capuchon USB-C mal conçu, luminosité d’écran qui ne convainc pas tout le monde, et quelques choix discutables côté DI2 et affichage des données. Rien de rédhibitoire si tu es prêt à t’adapter, mais ce n’est pas le compteur le plus "fluide" du marché.
Pour moi, il s’adresse surtout à ceux qui veulent un compteur très complet, qui acceptent de faire quelques compromis sur la finition et la navigation, et qui ne veulent pas mettre le prix d’un haut de gamme. Si tu viens d’un simple compteur sans GPS, tu vas déjà trouver ça très complet. Si tu as déjà goûté à un Garmin/Wahoo haut de gamme, tu vas voir les limites assez vite. En résumé : bon rapport fonctionnalités/prix, mais à réserver plutôt aux utilisateurs prêts à tolérer quelques défauts pour économiser pas mal d’argent.