Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pour qui ça vaut le coup
Design et intégration : discret mais pas invisible
Autonomie et recharge : la vraie bonne surprise
Solidité et fiabilité après quelques centaines de kilomètres
Performance et sensations de conduite
Ce qu’on reçoit vraiment dans le carton
Points Forts
- Très bonne autonomie grâce à la batterie 36V 18Ah (facilement 60-80 km en usage mixte)
- Moteur 250 W suffisant pour les trajets quotidiens et les côtes modérées, avec un bruit contenu
- Kit complet avec contrôleur intégré au moteur, ce qui limite le nombre de boîtiers à fixer
Points Faibles
- Notice non disponible en français et montage qui demande un minimum de compétences mécaniques
- Câblage assez visible et rendu moins propre qu’un VAE d’origine, avec un look un peu bricolage si on n’y passe pas du temps
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | YOSE POWER |
Pourquoi j’ai voulu électrifier mon vieux vélo
Je roule tous les jours pour aller au boulot, une dizaine de kilomètres aller-retour, avec quelques bonnes côtes. À force, j’en ai eu marre d’arriver en sueur au bureau, surtout l’été. Du coup, j’ai cherché un moyen de garder mon vélo de ville que j’aime bien, mais avec un petit coup de pouce électrique. Acheter un VAE complet ne me tentait pas trop, soit c’était trop cher, soit la qualité des vélos à 1 000 € ne me rassurait pas. C’est là que je suis tombé sur ce kit YOSE POWER 28" 36V 250W avec batterie 36V 18Ah.
Je précise : je ne suis ni mécano vélo ni bricoleur de génie. J’ai juste quelques outils de base et un peu de patience. L’idée, c’était : un kit simple à monter, légal en 25 km/h, et avec assez d’autonomie pour faire plusieurs jours de trajets sans recharger tous les soirs. Sur le papier, ce kit cochait pas mal de cases : moteur arrière 250 W, batterie 648 Wh, écran LCD, capteur de pédalage, poignée d’accélérateur, etc.
Je l’ai monté sur un vieux vélo de ville 28" avec freins à disque mécaniques et transmission basique 3x7 vitesses. J’ai roulé avec pendant un peu plus de deux semaines, environ 200 km au total : trajets boulot, courses, quelques balades le week-end. Je vais être honnête : c’est pas le kit parfait, mais il m’a clairement changé le quotidien sur certains points, et m’a un peu agacé sur d’autres.
Dans ce test, je te donne mon ressenti de simple utilisateur : ce qui marche bien, ce qui est moyen, et à qui je conseillerais vraiment ce kit. Pas de langage technique compliqué, juste ce que j’ai constaté en roulant avec, sous la pluie, dans les côtes, et en ville au milieu des voitures.
Rapport qualité-prix : pour qui ça vaut le coup
Si on regarde froidement le tarif de ce kit YOSE POWER (souvent autour de quelques centaines d’euros avec batterie 18Ah), par rapport à un VAE complet, le rapport qualité-prix est plutôt bon. Pour le prix d’un VAE d’entrée de gamme souvent lourd et pas toujours bien équipé, tu peux électrifier un vélo que tu aimes déjà, avec une grosse batterie et un moteur correct. Si ton cadre est sain et que tu as déjà de bons freins, tu obtiens un vélo électrique tout à fait utilisable pour le quotidien sans exploser ton budget.
Par contre, il faut aussi compter le temps et un minimum de compétences. Si tu dois payer un vélociste pour te monter le kit, la facture grimpe vite et l’intérêt baisse un peu. Là où c’est vraiment intéressant, c’est si tu es prêt à y passer une après-midi, à suivre les tutos, et à accepter un rendu un peu moins propre qu’un VAE de série. En gros, c’est un bon plan pour les gens un peu débrouillards, moins pour ceux qui veulent du clé-en-main sans se salir les mains.
Comparé à d’autres kits chinois que j’ai vus ou testés rapidement, l’avantage ici, c’est la batterie de grosse capacité et le contrôleur intégré dans le moteur, ce qui simplifie un peu la vie. Certains kits moins chers ont des batteries plus petites (10-13Ah) et des contrôleurs à part, donc plus de câbles et d’installation. Là, on a un compromis qui tient la route : ce n’est pas le moins cher, mais on en a pour son argent en termes d’autonomie et de confort d’usage.
Clairement, il y a mieux sur le marché en termes de finition, de gestion de l’assistance et de confort global, mais on n’est pas du tout sur les mêmes budgets. Si tu cherches le top, ce kit ne te suffira pas. Si tu veux juste transformer ton vélo pour aller au boulot sans arriver trempé et faire des balades plus longues sans exploser tes jambes, ça fait largement le job pour le prix demandé. À toi de voir si tu préfères économiser du temps (VAE tout fait) ou de l’argent (kit comme celui-ci).
Design et intégration : discret mais pas invisible
Visuellement, le kit YOSE POWER est assez sobre. La roue 28" noire avec moteur arrière ne choque pas trop, surtout sur un cadre noir ou foncé. Le moteur est intégré dans le moyeu, donc de loin, on dirait juste une roue arrière un peu plus massive. C’est beaucoup plus discret qu’un moteur roue avant qui se voit direct. Sur mon vélo de ville, ça passe bien, personne ne m’a demandé ce que c’était, ça ressemble à un VAE classique du commerce.
Le gros morceau qui se voit, c’est la batterie Hailong sur le tube diagonal. Là, on est sur le design classique de beaucoup de kits chinois : un gros bloc noir posé sur un rail. Ce n’est pas très fin, mais au moins c’est pratique : on peut enlever la batterie pour la recharger chez soi. Par contre, il faut avoir un cadre avec assez de place dans le triangle. Sur mon 28" c’est passé juste, la gourde a dû dégager. Si tu as un petit cadre ou un cadre très sloping, il faudra mesurer avant d’acheter, sinon tu risques de galérer pour la fixer.
L’écran LCD est correct, ni trop gros ni trop petit. Il affiche la vitesse, le niveau de batterie, le niveau d’assistance (5 niveaux), et quelques infos de base. La lisibilité en plein soleil est correcte sans être parfaite. Le design est un peu daté, on n’est pas sur un écran couleur moderne, mais pour un kit de ce prix, je ne m’attendais pas à mieux. Les boutons pour changer l’assistance tombent bien sous le pouce, rien à dire là-dessus, ça reste pratique en roulant.
Le seul truc qui fait un peu bricolage, c’est le faisceau de câbles. Même en essayant de les attacher proprement avec des colliers, on finit avec un paquet de fils qui longent le cadre. C’est le défaut de presque tous les kits, ce n’est pas spécifique à YOSE POWER, mais il faut le savoir : tu n’auras jamais un look aussi propre qu’un VAE d’origine. Si tu es maniaque du design ultra clean, tu risques de tiquer. Moi, tant que ça tient et que ça ne frotte pas, ça me va.
Autonomie et recharge : la vraie bonne surprise
La batterie Hailong de 36V 18Ah (soit 648 Wh) est clairement le gros point fort du kit sur le papier. En pratique, ça se confirme. Sur mes trajets quotidiens, environ 10 km aller-retour avec quelques côtes et pas mal de stop-and-go, en jouant entre les niveaux 2 et 4, je consomme environ 20 % de la batterie par jour. Ça me fait 4 à 5 jours de boulot sans recharger, donc autour de 50 km sans trop me priver sur l’assistance.
Sur une balade plus longue, j’ai fait un parcours de 45 km avec un mix de plat et de montées, en restant la plupart du temps en niveau 3, parfois 4 dans les grosses côtes. Je suis rentré avec un peu plus de 40 % restant à l’écran. Donc on peut viser tranquillement 70-80 km d’autonomie en usage mixte, et sûrement plus de 100 km si on reste en niveau 1-2 et qu’on pédale un peu plus sérieusement. Pour un kit à ce prix, c’est franchement pas mal. On n’est pas en stress permanent de tomber en rade de batterie.
Le temps de charge, lui, est assez standard : compte 6 à 7 heures pour passer de presque vide à plein avec le chargeur fourni. Le chargeur fait un peu de bruit (ventilateur), donc à éviter dans une petite pièce silencieuse. La batterie se retire facilement du rail avec une clé, ce qui permet de la monter à la maison sans tout le vélo. Le système de verrouillage n’inspire pas une confiance absolue contre le vol, mais pour un usage classique, ça va. En ville, je préfère quand même enlever la batterie si je laisse le vélo longtemps.
Après deux semaines, difficile de juger la tenue dans le temps, mais je n’ai pas vu de chute étrange de capacité. La jauge de l’écran n’est pas ultra précise, elle descend par gros blocs, mais on s’y fait. Concrètement, si l’autonomie est ta priorité parce que tu fais des longues sorties ou que tu ne veux pas recharger tous les jours, ce kit est bien placé. Pour un usage purement urbain, c’est presque surdimensionné, mais au moins tu es tranquille.
Solidité et fiabilité après quelques centaines de kilomètres
Sur la durabilité, je ne vais pas raconter des histoires : deux semaines et environ 200 km, ce n’est pas assez pour dire comment le kit va vieillir sur plusieurs années. Par contre, je peux déjà parler de ce qui tient bien et de ce qui me fait un peu douter. Première chose, la roue avec le moteur : elle n’a pas bougé. Pas de rayon desserré, pas de jeu dans le moyeu, pas de bruit suspect. J’ai volontairement pris quelques pavés et trottoirs pour voir si ça vibrait de partout, et ça a tenu sans souci particulier.
Les connecteurs et câbles ont l’air corrects, mais on sent que ce n’est pas du matos haut de gamme. Les gaines sont un peu rigides, donc il faut bien les positionner pour éviter que ça frotte ou que ça se pince au niveau du pivot de fourche ou du cadre. Sous la pluie, je n’ai pas eu de coupure ni de bug, donc a priori l’étanchéité est suffisante pour un usage normal. Je n’ai pas roulé dans un déluge non plus, mais quelques bonnes averses n’ont pas posé de problème.
Là où j’ai un petit doute à long terme, c’est sur la batterie et le support. Le rail tient bien, mais on sent un léger jeu quand on secoue fort, même batterie verrouillée. En roulant, ça ne s’entend pas, mais sur des chemins très défoncés, je me demande si ça ne va pas finir par grincer. La coque de la batterie fait un peu plastique dur, pas fragile au point de casser à la première chute, mais ce n’est pas non plus indestructible. Clairement, il faut éviter de la faire tomber de haut.
Pour le moteur lui-même, AKM est une marque assez répandue sur les kits entrée/milieu de gamme. J’ai vu des retours d’utilisateurs qui roulent avec ce genre de moteur depuis plusieurs milliers de kilomètres sans souci majeur. Le fait que ce soit un moteur à engrenages veut dire qu’il y a des pièces d’usure dedans, mais en général ça tient bien si on ne le maltraite pas. En gros, pour l’instant, rien ne m’a fait dire “ça va lâcher demain”, mais je ne le classerais pas non plus dans la catégorie hyper robuste. C’est correct, il faudra juste voir à l’usage sur 1 ou 2 ans.
Performance et sensations de conduite
Niveau performance, on est clairement sur un moteur conforme à la loi : 25 km/h max en assistance, pas plus. Sur le plat, ça monte assez vite à cette vitesse, surtout en niveau d’assistance 3 à 5. Ce n’est pas un monstre de puissance, mais pour un usage urbain et des petites côtes, ça suffit largement. Je fais environ 80 kg, et le vélo doit être à 20 kg une fois le kit monté. Dans une côte à 6-7 %, je reste à 15-18 km/h sans trop forcer en mode 4-5, ce qui est déjà un gros changement par rapport à avant où j’étais en danseuse à 9-10 km/h.
Le moteur AKM 250 W est un moteur à engrenages sans balais. En pratique, ça veut dire qu’il est plutôt silencieux, on entend un léger sifflement/grésillement quand il force, mais rien de gênant. À allure normale, avec un peu de bruit de circulation autour, on ne l’entend presque plus. Le démarrage de l’assistance est un peu sec si on met un niveau d’assistance élevé, surtout avec le capteur de pédalage qui ne gère pas la force mais juste la rotation. En gros, dès que tu pédales, ça pousse, même si tu tournes les jambes dans le vide. Ça surprend un peu au début, mais on s’y fait.
La poignée d’accélérateur est un point un peu particulier. Elle permet de lancer le moteur sans pédaler (selon le paramétrage), ce qui est très pratique pour démarrer dans une côte ou au feu rouge. Par contre, c’est borderline niveau légalité en France si ça fonctionne comme une vraie poignée de gaz. Perso, je m’en sers juste pour lancer le vélo sur un demi-tour ou un démarrage un peu raide, pas pour rouler en mode scooter. Si tu veux rester carré, tu peux choisir de ne pas la monter.
Globalement, la sensation de conduite est agréable : le vélo reste un vélo, il faut pédaler, mais l’effort est clairement réduit, surtout dans les montées et contre le vent. On sent que ce n’est pas un moteur haut de gamme type Bosch ou Shimano, c’est un peu plus brut, moins fluide dans la gestion de l’assistance, mais franchement, pour le tarif, ça fait le job. Pour un trajet boulot ou des balades tranquilles, je n’ai pas ressenti de grosse frustration côté puissance.
Ce qu’on reçoit vraiment dans le carton
Quand j’ai ouvert le carton, j’ai trouvé un kit assez complet. On a la roue arrière 28" déjà rayonnée avec le moteur 36V 250W monté, la batterie Hailong 36V 18Ah avec son rail de fixation, le chargeur, un écran LCD, le capteur de pédalage (PAS), les leviers de freins avec coupure, une poignée d’accélérateur, et tout le faisceau de câbles. Le contrôleur est intégré dans le bloc moteur, donc pas de boîtier en plus à fixer sur le cadre, ça simplifie un peu le montage et ça évite d’avoir un truc moche en plus.
Niveau doc, c’est là que ça se complique un peu : le manuel est en allemand et anglais, pas en français. Perso je me débrouille en anglais donc ça va, mais si tu n’es pas à l’aise, tu vas surtout te reposer sur les vidéos d’installation (qu’il faut aller chercher en ligne). Les explications sont correctes mais pas ultra détaillées. Il faut prendre son temps, bien regarder les schémas, et parfois improviser un peu selon ton vélo. Pour un kit censé être simple, il y a quand même quelques points où tu réfléchis deux fois avant de serrer.
Concrètement, tout ce qu’ils promettent dans la fiche produit est là. Les câbles sont étiquetés, donc on ne peut pas trop se tromper au branchement. Par contre, il n’y a pas d’outils fournis, donc il faut déjà avoir de quoi démonter ta roue arrière, enlever ta cassette ou roue libre, et éventuellement recouper quelques colliers. Si tu n’as jamais touché à un vélo, tu risques de galérer un peu au début, surtout pour le capteur de pédalage.
Au final, la présentation générale est assez basique : ça ne respire pas le haut de gamme, mais ce n’est pas cheap au point de faire peur non plus. C’est du milieu de gamme chinois classique : ça fait sérieux sans être bluffant. L’important, c’est que tout ce qu’il faut pour rouler électrifié est dedans, tu n’as pas à racheter des pièces à côté, sauf éventuellement une roue libre compatible si la tienne ne va pas.
Points Forts
- Très bonne autonomie grâce à la batterie 36V 18Ah (facilement 60-80 km en usage mixte)
- Moteur 250 W suffisant pour les trajets quotidiens et les côtes modérées, avec un bruit contenu
- Kit complet avec contrôleur intégré au moteur, ce qui limite le nombre de boîtiers à fixer
Points Faibles
- Notice non disponible en français et montage qui demande un minimum de compétences mécaniques
- Câblage assez visible et rendu moins propre qu’un VAE d’origine, avec un look un peu bricolage si on n’y passe pas du temps
Conclusion
Note de la rédaction
Après deux semaines à rouler avec ce kit YOSE POWER 28" 36V 250W, mon avis est assez simple : ce n’est pas parfait, mais c’est franchement efficace pour ce que ça coûte. Le moteur fait le boulot pour un usage urbain et des côtes raisonnables, la batterie 18Ah est vraiment confortable en autonomie, et l’ensemble transforme clairement un vélo classique en vrai moyen de transport quotidien. On sent que c’est un kit milieu de gamme : ça ne fait pas aussi “propre” qu’un VAE de marque, mais au guidon, le résultat est largement suffisant pour aller au travail, faire les courses ou des balades tranquilles.
Les points qui fâchent un peu : la notice pas en français, le montage qui demande quand même d’être un minimum bricoleur, le faisceau de câbles un peu fouillis, et un look global moins intégré qu’un vélo électrique conçu d’origine. Si tu t’attends à quelque chose de plug-and-play et ultra clean, tu risques d’être déçu. Par contre, si tu acceptes de mettre les mains dans le cambouis et de viser l’efficacité plutôt que l’esthétique, le rapport qualité-prix est intéressant. Je le conseillerais surtout à ceux qui ont déjà un bon vélo 28" (ville, trekking, VTC) et qui veulent le recycler en VAE sans mettre 2 000 € dans un vélo neuf. Si tu n’aimes pas bricoler ou que tu veux un truc garanti clé-en-main, mieux vaut regarder un VAE complet chez une marque plus connue.