Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant pour débuter, à condition de savoir ce qu’on achète
Design correct, mais attention au discours marketing
Confort : correct pour le quotidien, mais pas un tapis volant
Matériaux et composants : du basique qui tient la route
Durabilité et fiabilité : à surveiller sur le long terme
Performance : suffisant pour débuter, limité pour rouler fort
Ce qu’on achète vraiment avec ce Kcolic
Points Forts
- Cadre alu correct et assez léger pour la gamme, avec câbles internes
- Transmission Shimano R2000 (Claris) fiable et facile à entretenir
- Bon point d’entrée pour découvrir le vélo de route sans gros budget
Points Faibles
- Fiche produit confuse (parle de VTT descente et double suspension alors que c’est un route rigide)
- Freins à disque mécaniques moyens, demandent des réglages et manquent de mordant sous la pluie
- SAV et disponibilité des pièces de la marque peu clairs, marque inconnue
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Kcolic |
Un vélo de route pas cher pour se remettre en selle
Je cherchais un vélo de route pas trop cher pour aller au boulot et faire quelques sorties le week-end, sans exploser le budget. Je suis tombé sur ce vélo Kcolic un peu par hasard, marque totalement inconnue pour moi. Sur le papier, ça coche pas mal de cases : cadre alu, freins à disque, transmission Shimano Claris (R2000), roues 700C, pneus en 28C. Bref, ça ressemble à un vélo de route d'entrée de gamme correct pour quelqu'un qui veut commencer sans se ruiner.
J'ai roulé avec pendant une bonne quinzaine de jours, environ 25 km par jour pour aller au travail plus deux sorties un peu plus longues le week-end (entre 40 et 60 km). Donc je ne l'ai pas testé en course, ni en montagne hardcore, mais plutôt dans les conditions d'un utilisateur lambda : ville, pistes cyclables, quelques côtes, un peu de route dégradée. Globalement, j'ai essayé de le pousser un peu pour voir ses limites, sans faire le bourrin non plus.
Ce qui m'a intrigué dès le départ, c'est le mélange d'infos dans la fiche produit : on te parle de « VTT descente », « tout-terrain », « double suspension », alors que la description technique parle de fourche rigide en alu et de géométrie route. Concrètement, c'est un vélo de route/fitness, pas un VTT de descente. Donc si quelqu'un l'achète pour faire du bike park, il va être très déçu. Pour un usage route et urbain par contre, là ça se tient beaucoup plus.
Dans cette review, je vais rester simple : ce qui va bien, ce qui va moins bien, et pour quel type d'usage je le trouve adapté. Ce n'est pas un vélo de pro, ça se voit vite, mais pour quelqu'un qui débute ou qui veut juste un moyen de transport un peu plus sérieux qu'un VTC de supermarché, ça peut avoir du sens. Il y a quand même quelques points à surveiller, surtout au niveau du montage et de certains composants.
Rapport qualité-prix : intéressant pour débuter, à condition de savoir ce qu’on achète
Concrètement, le rapport qualité-prix dépend beaucoup du tarif auquel tu le touches. Si tu le payes au prix fort d’un vélo de marque entrée de gamme (Décathlon, Triban, Giant, etc.), je dirais qu’il vaut mieux partir sur ces marques connues, ne serait-ce que pour le SAV et la revente. Par contre, si tu le trouves avec une bonne promo et que ton budget est serré, là ça devient plus intéressant. Tu as un vrai vélo de route en alu, avec freins à disque et transmission Shimano Claris, pour un prix souvent inférieur aux grandes marques.
Il faut aussi compter les petits frais à côté : réglages initiaux chez un vélociste (si tu n’es pas à l’aise avec la mécanique), éventuellement une nouvelle selle si celle d’origine ne te convient pas, et peut-être des pneus un peu plus costauds à terme. Rien d’obligatoire dès le départ, mais réalistement, beaucoup de gens feront au moins deux de ces changements. Du coup, le prix global grimpe un peu, mais ça reste souvent en dessous d’un vélo de marque équivalent.
Pour quelqu’un qui veut juste un vélo pour aller au travail, faire quelques balades, voir si le vélo de route lui plaît, ce Kcolic fait le job. Ce n’est pas la meilleure affaire du siècle, mais ce n’est pas non plus une arnaque totale. Il roule correctement, les composants sont honnêtes, et tu peux toujours l’améliorer petit à petit (meilleure selle, meilleurs pneus, voire freins hydrauliques plus tard si tu veux investir).
Par contre, si tu sais déjà que tu vas rouler beaucoup, que tu veux progresser en cyclisme, faire des longues distances ou des sorties club, je pense qu’il vaut mieux économiser un peu plus et partir directement sur un vélo de marque avec une transmission en 2x9 ou 2x10 et un cadre un peu mieux foutu. Ce vélo Kcolic, je le vois surtout comme une porte d’entrée économique dans le monde du vélo de route, pas comme une machine que tu garderas dix ans sans la faire évoluer.
Design correct, mais attention au discours marketing
Visuellement, le vélo est plutôt sympa. La peinture est propre, les décos ne font pas trop jouet, et l'acheminement interne des câbles de frein et de dérailleur donne un look un peu plus moderne. Pour un vélo de ce prix, le rendu global est franchement pas mal. On n’est clairement pas sur un cadre de grande marque, mais de loin, ça passe très bien. En ville, personne ne m’a demandé ce que c’était comme marque, donc ça reste assez neutre et discret, ce qui est plutôt un bon point contre le vol.
Par contre, le discours marketing est complètement confus. Le titre mélange vélo de route, VTT descente, tout-terrain, double suspension, fibre de carbone… alors que le vélo que j’ai entre les mains est un pur vélo de route/fitness en aluminium avec fourche rigide, zéro suspension, et aucune pièce en carbone visible (à part éventuellement la tige de selle ou le guidon si on les change soi-même, mais là ce n’est pas le cas). Concrètement, si tu t’attends à un VTT de descente avec gros débattement, tu vas tomber de haut. C’est un vélo de route, point.
Niveau géométrie, on est sur quelque chose d’assez classique et plutôt confortable : position pas trop couchée, potence pas ultra longue, ce qui convient bien pour un usage vélotaf et sorties loisirs. Ce n’est pas un pur cadre de course agressif. Je mesure 1m75 et j’ai roulé sur une taille 50 cm : après quelques réglages de selle et de potence, j’étais bien. Ceux qui veulent une position très sportive devront peut-être changer la potence pour quelque chose de plus long et plus bas.
Au niveau des détails, les soudures ne sont pas les plus jolies du monde, mais ça reste correct pour la gamme. Les passages de câbles internes sont bien pratiques, mais j’ai remarqué un léger bruit de câble dans le cadre sur les routes très dégradées. Rien de dramatique, mais ça rappelle qu’on n’est pas sur un montage très haut de gamme. Globalement, le design fait sérieux de loin, mais il ne faut pas se laisser embrouiller par la fiche produit qui vend un peu tout et n’importe quoi.
Confort : correct pour le quotidien, mais pas un tapis volant
En termes de confort, il faut être clair : ce n’est pas un vélo de ville avec gros pneus et suspension, donc si tu viens d’un VTC bien mou avec fourche suspendue, tu vas sentir la différence. Le cadre alu et la fourche rigide renvoient pas mal les vibrations, surtout sur les routes abîmées et les pavés. Par contre, avec les pneus en 28C, on a un petit compromis sympa : ça reste roulant, mais tu peux baisser légèrement la pression pour gagner un peu de confort sans trop perdre en rendement.
La selle d’origine est dans la moyenne basse. Perso, au bout de 2-3 jours et une centaine de kilomètres, j’ai commencé à avoir mal aux fesses. Rien d’anormal, c’est souvent le cas sur les vélos neufs, mais clairement, si tu comptes faire des sorties de plus de 50 km régulièrement, tu envisageras sûrement de la changer pour un modèle qui correspond mieux à ta morphologie. Pour le vélotaf de 10-15 km, ça passe, mais ce n’est pas la selle la plus agréable que j’ai connue.
La position est plutôt relax pour un vélo de route. On n’est pas couché comme sur un pur vélo de course. Le guidon route permet de varier les positions des mains (haut, cocottes, bas du cintre), ce qui est un vrai plus sur les longs trajets. Pour quelqu’un qui débute, c’est plutôt rassurant : on n’est pas obligé de rouler le nez dans la potence. Après quelques réglages de hauteur de selle et de potence, j’ai trouvé une position confortable pour 1h30 de sortie sans douleurs particulières au dos ou aux épaules.
Un point à noter : malgré ce qui est écrit dans la fiche, il n’y a pas de double suspension. Pas d’amortisseur arrière, pas de fourche suspendue. Tout le confort vient donc des pneus, de la selle et un peu du flex du cadre. Si tu comptes rouler beaucoup sur des chemins très défoncés, ce n’est pas le bon choix. Pour de la route, des pistes cyclables et un peu de chemin stabilisé, ça reste tout à fait gérable, à condition de ne pas s’attendre à une sensation de tapis volant.
Matériaux et composants : du basique qui tient la route
Le cadre en alliage d’aluminium est le cœur du vélo. Honnêtement, pour ce niveau de prix, il est dans la norme : assez léger, suffisamment rigide pour ne pas donner l’impression de pédaler dans la semoule, et pas trop tape-cul non plus. On n’a pas la finesse d’un cadre de marque connue, mais pour un usage quotidien, ça fait largement l’affaire. La fourche en alu rigide est dans la même veine : simple, efficace, mais il ne faut pas s’attendre à un confort de fou sur les pavés.
La transmission basée sur du Shimano R2000 (Claris) est clairement un point rassurant. Ce n’est pas du haut de gamme, mais c’est fiable et les pièces se retrouvent facilement si besoin. Les manettes, le dérailleur avant et arrière font le boulot, les passages de vitesses sont corrects une fois bien réglés. Par contre, la chaîne SUMC 8 vitesses et la cassette générique font un peu cheap. Ça tourne, mais je m’attends à devoir les changer un peu plus vite que sur un montage full Shimano, surtout si tu roules sous la pluie sans trop entretenir.
Les freins à disque mécaniques en alliage d’alu sont, pour moi, le point le plus « moyen ». Ça freine, mais il ne faut pas s’attendre à la même puissance ni à la même progressivité que des freins hydrauliques. En ville et sur le sec, ça va. Sous la pluie ou en descente un peu longue, on sent vite les limites : il faut tirer plus fort sur les leviers, et ça manque un peu de mordant. Pour un débutant, ça reste quand même plus rassurant que des vieux freins à patins mal réglés, mais on est dans le bas du panier niveau freins à disque.
Les roues et pneus, c’est du standard entrée de gamme : jantes alu 700C, moyeux à billes, pneus CST en 700x28C. Les pneus roulent correctement sur route et supportent sans souci les chemins en gravier léger. Par contre, ce n’est pas hyper protecteur contre les crevaisons, donc je conseille de passer sur des pneus un peu plus costauds si tu roules souvent en ville avec du verre et des débris. En résumé, les matériaux sont cohérents avec le prix : pas de grosse arnaque, mais rien de fou. C’est du basique honnête.
Durabilité et fiabilité : à surveiller sur le long terme
Niveau durabilité, je ne peux pas juger sur plusieurs années, mais après deux semaines d’usage intensif (plus de 300 km), j’ai quand même quelques impressions. Le cadre en alu ne montre aucun signe inquiétant : pas de craquement suspect, pas de jeu, rien qui fasse penser à un problème structurel. C’est plutôt rassurant. Les soudures sont un peu grossières mais semblent solides. Pour une utilisation normale (vélotaf, sorties loisir), je ne suis pas trop inquiet sur la durée de vie du cadre.
Les composants d’entrée de gamme, par contre, demandent un peu plus d’attention. Les freins à disque mécaniques ont déjà eu besoin d’un petit réglage après quelques jours (léger frottement sur le disque). Rien de grave, mais il faut accepter de mettre un peu les mains dans le cambouis ou de passer en atelier de temps en temps. Idem pour la transmission : après la première semaine, j’ai dû retendre un câble et affiner le réglage du dérailleur arrière pour retrouver des passages de vitesses propres. C’est assez classique sur un vélo neuf, mais ça montre que le montage d’usine n’est pas parfait.
Les roues ont bien tenu les premiers kilomètres : pas de voile, pas de rayon cassé, malgré quelques nids-de-poule bien violents. Là encore, c’est encourageant, mais je ne miserais pas ma vie sur ces roues pour un usage très intensif ou pour quelqu’un de très lourd. Les pneus CST de base font le job, mais je m’attends à devoir les changer assez vite si je continue à rouler beaucoup en ville. Ils accrochent correctement, mais la protection contre les crevaisons n’est pas dingue.
Un point un peu gênant : aucune info claire sur les pièces détachées ou le SAV de la marque. Comme c’est une marque inconnue, difficile de savoir comment ça se passe en cas de souci sur le cadre ou un composant spécifique. L’avantage, c’est que la plupart des pièces (transmission Shimano, freins mécaniques, roues 700C standard) sont remplaçables par des pièces génériques trouvables partout. Donc même si le SAV est moyen, tu ne te retrouves pas bloqué avec un vélo inutilisable. Il faut juste garder en tête que ce n’est pas un vélo de grande marque avec un réseau de revendeurs derrière.
Performance : suffisant pour débuter, limité pour rouler fort
Sur la route, le vélo se comporte de façon assez saine. Il est stable, ne guidonne pas, même en descente à 40-45 km/h, et réagit correctement quand on relance en danseuse. Les 12 kg se sentent un peu quand on attaque une côte, surtout si tu es habitué à des vélos plus légers, mais pour quelqu’un qui vient d’un VTC ou d’un vieux VTT, ça lui paraîtra déjà plus vif. Pour le vélotaf, c’est largement suffisant : on tient facilement une moyenne de 25 km/h sur du plat avec un peu d’habitude.
La transmission 2x8 avec pédalier 34-50 et cassette 11-28 offre une plage de vitesses correcte pour la plupart des usages. En ville et sur terrain vallonné, on trouve toujours un braquet adapté. Par contre, dès que ça grimpe vraiment fort ou que tu veux garder une cadence élevée en montée, on se retrouve parfois un peu coincé entre deux pignons. C’est là qu’on voit la limite du 8 vitesses par rapport à du 9 ou 10 vitesses plus finement étagé. Pour du loisir, ça va, pour quelqu’un qui veut progresser sérieusement en cyclisme, ça montrera vite ses limites.
Les freins à disque mécaniques sont, comme dit plus haut, le maillon un peu faible niveau performance. Sur le sec, ils freinent correctement, mais il faut anticiper un peu plus qu’avec des hydrauliques. Sous la pluie, j’ai senti une légère baisse de mordant, rien de dramatique, mais ça ne donne pas une confiance totale pour envoyer en descente. Pour du vélotaf, ça reste mieux que des vieux freins à patins mal entretenus, mais si tu roules souvent chargé ou en montagne, tu risques de trouver ça un peu juste.
En relance et sur le plat, le vélo roule plutôt bien une fois lancé. Les roues ne sont pas des foudres de guerre, mais elles ne brident pas complètement le vélo non plus. J’ai comparé avec mon autre vélo route plus haut de gamme : sur un parcours de 30 km, j’étais environ 2 km/h plus lent de moyenne avec le Kcolic, à effort similaire. Ce n’est pas dramatique, mais ça donne une idée : pour débuter et se remettre en forme, c’est largement suffisant. Pour quelqu’un qui vise des performances sportives, il faudra voir ça comme un vélo de transition, pas comme une machine de course.
Ce qu’on achète vraiment avec ce Kcolic
Sur le papier, ce vélo Kcolic est présenté comme un « Vélo Route 700C Alliage d'Aluminium » avec freins à disque et 16 vitesses. Techniquement, c'est assez simple : cadre en aluminium, fourche rigide alu, roues 700C avec pneus CST en 700x28C, et une transmission basée sur du Shimano R2000 (la gamme Claris, en gros l'entrée de gamme route chez Shimano). La cassette est en 11-28T et le pédalier en 34-50T, donc un double compact classique qui permet de grimper correctement sans être un monstre de puissance.
Le truc un peu flou, c'est les « 8 vitesses » annoncées dans la fiche technique alors que le titre parle de 16 vitesses. En pratique, c'est bien un double plateau devant et 8 pignons derrière, donc 16 combinaisons. Rien de choquant pour cette gamme de prix, mais il faut savoir que ce n'est pas du 2x10 ou 2x11 comme sur les vélos plus chers. Ça reste suffisant pour de la ville, du plat et des sorties tranquilles, mais on sent vite les limites si on veut vraiment envoyer ou si on roule souvent en montagne.
Le vélo est annoncé à environ 12 kg, ce qui est dans la moyenne pour un cadre alu avec freins à disque dans l'entrée de gamme. Ce n'est pas une plume, mais ce n'est pas un tank non plus. Pour comparer, mon autre vélo route d'une marque connue en alu avec freins à patins est autour de 9,5 kg, et on sent clairement la différence quand il faut relancer. Là, on est plus sur quelque chose de correct pour du vélotaf et du loisir, pas pour taper des KOM sur Strava.
Niveau équipement, on reste sur du basique : pédales en alu à roulements, jantes alu, moyeux à billes, rien de fou mais ça fait le job. Pas de garde-boue, pas de porte-bagages d'origine, donc si tu veux en faire un vrai mulet pour le taf sous la pluie, il faudra rajouter un peu de matos. En résumé, on achète un vélo de route simple, orienté débutant, avec une transmission fiable mais basique et un montage globalement cohérent, même si la communication autour du « VTT descente » est complètement à côté de la plaque.
Points Forts
- Cadre alu correct et assez léger pour la gamme, avec câbles internes
- Transmission Shimano R2000 (Claris) fiable et facile à entretenir
- Bon point d’entrée pour découvrir le vélo de route sans gros budget
Points Faibles
- Fiche produit confuse (parle de VTT descente et double suspension alors que c’est un route rigide)
- Freins à disque mécaniques moyens, demandent des réglages et manquent de mordant sous la pluie
- SAV et disponibilité des pièces de la marque peu clairs, marque inconnue
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce Vélo Route 700C en alliage d’aluminium de chez Kcolic, c’est un vélo d’entrée de gamme qui fait globalement ce qu’on lui demande : te permettre de rouler sur route, d’aller au boulot et de faire des sorties loisir sans te ruiner. Le cadre alu est correct, la transmission Shimano Claris (R2000) est rassurante, et les freins à disque mécaniques, même s’ils ne sont pas fous, restent acceptables pour un usage quotidien. On sent que ce n’est pas un vélo de grande marque, mais pour un premier achat ou pour un usage occasionnel, ça tient la route.
Les gros points faibles, c’est surtout le marketing trompeur (on te parle de VTT descente et de double suspension alors que c’est un pur vélo de route rigide), les composants basiques qui demandent un peu de réglages, et l’absence de vraie visibilité sur le SAV et les pièces détachées de la marque. Si tu es un peu bricoleur et que tu acceptes ces limites, tu peux t’en sortir avec un vélo correct pour un budget contenu. Si tu veux quelque chose de plus abouti, mieux fini et plus facilement revendable, il faudra viser une marque connue et mettre un peu plus cher.
Pour résumer : je le conseille aux débutants qui veulent tester le vélo de route sans trop investir, aux gens qui cherchent un vélo de vélotaf pas trop cher et un peu plus rapide qu’un VTC, et à ceux qui ne sont pas trop regardants sur le logo sur le cadre. En revanche, si tu roules déjà pas mal, que tu veux faire des longues distances, des sorties club ou que tu es très exigeant sur le confort et les performances, tu risques de trouver ce vélo un peu limité au bout de quelques mois.