Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si on accepte les compromis
Design et ergonomie : simple, compact, lisible
Batterie : le gros point fort du G1
Solidité et résistance : basique mais rassurant
Performance GPS et précision : bon en terrain dégagé, moyen sous les arbres
Ce que fait vraiment le CYCPLUS G1 (et ce qu’il ne fait pas)
Points Forts
- Écran très lisible, même en plein soleil, avec rétroéclairage automatique
- Autonomie longue (plusieurs semaines d’usage normal) grâce à la grosse batterie et à la mise en veille
- Installation simple, sans fil, support stable même sur routes dégradées
Points Faibles
- Précision GPS moyenne sous les arbres ou près de grands bâtiments, distance souvent un peu sous-estimée
- Aucune connectivité (pas de Strava, pas de smartphone, pas de capteurs externes), très limité pour un usage sportif avancé
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | CYCPLUS |
Un petit compteur GPS qui ne promet pas la lune
J’ai utilisé le CYCPLUS G1 pendant plusieurs sorties, aussi bien sur route qu’en VTT léger, avec des trajets entre 20 et 60 km. Je cherchais un compteur pas cher, sans capteurs à fixer partout, juste un truc qui donne la vitesse, la distance et le temps, sans avoir à sortir le smartphone à chaque carrefour. Clairement, ce modèle se positionne comme une alternative low cost aux Garmin & co, donc je ne m’attendais pas à des fonctions avancées.
Concrètement, on est sur un compteur GPS simple : il se fixe au guidon, il capte le GPS, il affiche les infos de base et il tient longtemps sur batterie. Pas de cartographie, pas de Strava intégré, pas de Bluetooth pour synchroniser automatiquement. Si vous êtes déjà habitué à un gros compteur haut de gamme, vous allez trouver ça limité. Si vous venez d’un vieux compteur filaire ou de rien du tout, ça va déjà vous changer la vie.
Ce qui m’a marqué dès les premières sorties, c’est la lisibilité de l’écran et la simplicité des boutons. Tu allumes, tu attends quelques secondes que le GPS accroche, et tu pars. Pas de menus compliqués, pas de profil de sport à choisir. En gros, soit tu roules, soit tu ne roules pas. Pour quelqu’un qui veut juste enregistrer ses trajets sans se prendre la tête, c’est plutôt bien pensé.
Par contre, on voit vite les limites du GPS quand on roule sous les arbres ou près de bâtiments hauts. Là, la vitesse fait un peu le yoyo et la distance est un peu en dessous de la réalité. Rien de dramatique pour un usage loisir, mais si vous êtes très pointilleux sur les chiffres, il faut le savoir. Globalement, après plusieurs sorties, mon avis c’est que ce CYCPLUS G1 est correct, efficace pour le prix, mais il a des compromis clairs, surtout sur la précision en environnement compliqué.
Rapport qualité-prix : intéressant si on accepte les compromis
Pour moi, le vrai intérêt du CYCPLUS G1, c’est son prix par rapport à ce qu’il propose. On est sur un compteur GPS souvent autour de quelques dizaines d’euros, loin des 200–400 € des gros modèles. Pour ce tarif, tu as : un écran lisible, une bonne autonomie, un montage simple, un GPS correct en terrain dégagé, et un appareil autonome qui ne dépend pas du téléphone. Pour un cycliste loisir, un vélotafeur ou quelqu’un qui veut juste suivre ses kilomètres sans se ruiner, ça a du sens.
Évidemment, il y a des compromis. La précision GPS est moyenne dès que tu passes sous les arbres ou près de bâtiments hauts. Il n’y a aucune connectivité avec Strava, pas de synchronisation automatique, pas de guidage, pas de capteurs externes. Si tu cherches à progresser sérieusement, à suivre ta fréquence cardiaque, à faire des entraînements structurés, ce compteur sera trop limité. À ce moment-là, mieux vaut économiser pour un modèle plus complet.
Comparé à un simple compteur filaire type Cateye d’entrée de gamme, le CYCPLUS G1 apporte le côté sans fil et la liberté de ne pas régler la circonférence de la roue, mais il perd un peu en précision dans certains environnements. À toi de voir ce qui compte le plus : précision maximale ou simplicité + GPS. Perso, pour un vélo secondaire ou un usage occasionnel, je trouve le compromis plutôt correct.
En tenant compte de tout ça, je dirais que le rapport qualité-prix est bon si tu sais dans quoi tu t’embarques : un compteur simple, fiable dans l’ensemble, mais qui ne joue pas dans la catégorie des compteurs de sport avancés. Si tu veux juste un compagnon de route basique pour savoir combien de temps et de kilomètres tu as dans les jambes, sans exploser ton budget, ça reste une option intéressante.
Design et ergonomie : simple, compact, lisible
Niveau design, le CYCPLUS G1 ne cherche pas à en mettre plein la vue. C’est un petit boîtier noir en plastique, assez léger (environ 70 g), avec un écran de 2 pouces qui prend presque toute la face avant. Pas de bordures énormes, pas de bouton tactile bizarre, juste quelques boutons physiques. Sur le vélo, il ne fait pas jouet, mais il ne donne pas non plus l’impression d’un produit haut de gamme. Ça reste propre et discret, ce qui me va très bien pour un compteur de ce prix.
Le point fort, c’est clairement la lisibilité. Le contraste de l’écran est bon, les chiffres sont gros et bien espacés. Même en plein soleil ou avec des lunettes de soleil, je n’ai jamais eu de souci pour lire la vitesse ou la distance. Le rétroéclairage automatique fait le taf à la tombée de la nuit, on n’a pas besoin de trifouiller dans les menus pour l’activer. Et le fait que la vitre soit en verre trempé rassure un peu : je n’ai pas hésité à le ranger dans un sac avec des clés, il n’a pas pris de rayures visibles.
Les boutons sont corrects. Ils ne sont pas ultra « premium », mais ils répondent bien, même avec des gants fins. On sent le clic, ce qui évite d’appuyer trois fois comme un bourrin. Le menu est minimaliste, donc on ne passe pas son temps à appuyer partout : une fois la langue et quelques paramètres de base réglés, on ne touche presque plus à rien. Pour un usage « je monte, j’allume, je roule », c’est parfaitement adapté.
Visuellement, une fois monté sur le guidon, il ne prend pas trop de place et ne gêne pas l’accès aux autres accessoires (sonnette, éclairage, etc.). Le support fourni est basique mais efficace : ça ne fait pas hyper classe, mais ça tient bien, même sur des routes un peu défoncées. En résumé, le design est sobre, fonctionnel, sans fioritures. Ça ne fera pas rêver un geek du matos, mais pour un compteur entrée de gamme, c’est cohérent.
Batterie : le gros point fort du G1
La batterie, c’est clairement un des trucs qui m’a le plus plu sur ce CYCPLUS G1. Elle est donnée pour environ 50 à 55 heures d’utilisation, et honnêtement, on n’en est pas loin. En faisant 3 à 4 sorties par semaine de 1 h 30 à 2 h, j’ai tenu facile plusieurs semaines avant de devoir le recharger. On n’a pas la sensation de devoir le brancher tout le temps comme un smartphone ou certains compteurs plus gourmands.
Le comportement de l’indicateur de batterie, par contre, est un peu bizarre. Comme certains avis le signalent, les premières barres descendent très lentement, puis la dernière se vide beaucoup plus vite. En gros, tu peux rester longtemps à 3 ou 2 barres et avoir l’impression que ça ne bouge pas, puis une fois à 1 barre, il va se vider en quelques heures seulement. Du coup, mon conseil simple : dès que tu vois la jauge baisser franchement, tu le recharges avant une grosse sortie, histoire d’être tranquille.
Le mode veille automatique au bout de 10 minutes aide aussi à économiser la batterie. Si tu fais des pauses fréquentes (cafés, photos, papotage), il ne reste pas allumé pour rien. Et le bon point, c’est que quand il se réveille, il garde les données de la sortie en cours, donc tu ne perds pas ton trajet. C’est juste quand tu l’éteins manuellement que tout est remis à zéro pour la prochaine sortie.
La recharge se fait en USB (câble fourni), rien de spécial à dire là-dessus. Le temps de charge n’est pas ultra rapide, mais vu l’autonomie, ce n’est pas un problème. Tu le branches de temps en temps, tu le laisses quelques heures, et c’est reparti pour plusieurs semaines de sorties normales. Globalement, sur la batterie, c’est franchement pas mal pour un produit de ce prix : tu l’oublies presque, et c’est exactement ce qu’on demande sur ce type de compteur.
Solidité et résistance : basique mais rassurant
Niveau solidité, le CYCPLUS G1 est en plastique, donc il ne donne pas le même ressenti qu’un gros compteur en alu ou avec des finitions plus haut de gamme. Mais en main, il ne fait pas non plus cheap au point de faire peur. Le boîtier est bien assemblé, pas de jeu bizarre ni de craquement quand on le tord un peu. Après plusieurs montages/démontages sur le support, rien n’a pris de jeu.
Le support fourni est simple, mais il tient bien. Je l’ai testé sur des routes pourries avec des vibrations, des nids-de-poule et un peu de chemins. Le compteur n’a jamais bougé, pas de risque de le voir sauter comme certains accessoires mal fixés. Les avis d’autres utilisateurs vont dans le même sens : certains racontent avoir vu des Garmin voler alors que le CYCPLUS est resté en place. Donc là-dessus, pour un montage basique de guidon, ça fait le taf.
Le compteur est annoncé IPX6, donc résistant aux fortes projections d’eau et à la pluie. Je l’ai pris sous plusieurs averses, parfois bien soutenues, et aucun souci : pas de buée sous l’écran, pas de bouton qui coince, pas de bug lié à l’humidité. Je ne l’ai pas plongé dans l’eau, mais pour un usage vélo normal sous la pluie, ça semble largement suffisant. Pour quelqu’un qui roule par tous les temps, c’est rassurant.
La vitre en verre trempé tient bien aux micro-rayures du quotidien. Je l’ai rangé sans trop faire attention dans un sac avec des objets métalliques, et je n’ai pas vu de rayures gênantes. À long terme, difficile de juger sans plusieurs années de recul, mais après quelques semaines d’usage intensif, aucun signe de fatigue. En résumé, le CYCPLUS G1 est simple mais costaud pour son prix : ce n’est pas un tank, mais pour un usage normal voire un peu bourrin, il encaisse bien.
Performance GPS et précision : bon en terrain dégagé, moyen sous les arbres
Sur la partie performance, il faut être clair : le CYCPLUS G1 dépend à 100 % du GPS pour la vitesse et la distance. Pas de capteur de roue, pas d’aimant, rien. Du coup, quand le ciel est bien dégagé, ça marche très bien. Sur mes sorties sur route ouverte, sans trop d’arbres ni d’immeubles, la distance et la vitesse étaient globalement cohérentes avec ce que me donnait une appli GPS sur le téléphone. L’écart restait raisonnable, du genre quelques centaines de mètres sur 40 km, ce qui pour moi est largement acceptable pour un usage loisir.
Là où ça se complique, c’est en zone boisée ou en ville avec pas mal de bâtiments. Dès qu’on passe dans un sous-bois dense ou le long de grands immeubles, j’ai vu la vitesse faire un peu le yoyo : parfois elle chute brutalement ou monte un peu trop, puis se recale. Sur la distance totale, ça se traduit par un léger déficit : sur des sorties comparées avec un compteur plus haut de gamme ou un compteur filaire, on perd souvent 5 à 10 % de distance dans les zones très couvertes. Rien de dramatique si vous roulez pour le plaisir, mais si vous êtes très carré sur le suivi de vos kilomètres à l’année, il faut le garder en tête.
Le temps de fixation du GPS au démarrage tourne autour de 10 à 15 secondes dans la majorité des cas. Ce n’est pas instantané, mais c’est correct : le temps de mettre le casque, les gants et une gorgée d’eau, en général c’est bon. Je n’ai pas eu de cas où il perdait complètement le signal en roulant, mais plutôt des micro-variations qui se sentent sur la vitesse instantanée. En terrain ouvert (genre campagne, bord de mer, grandes routes), là par contre ça reste stable.
Pour résumer : en termes de performance, le G1 est fiable pour un usage tranquille, mais il ne joue clairement pas dans la même cour qu’un compteur GPS à 300–400 €. Si vos trajets sont surtout en ville dense ou en forêt, ce n’est pas le meilleur choix pour une précision au kilomètre près. Si vous roulez surtout en zones dégagées et que vous voulez juste un indicateur de vitesse/distance « assez juste », il fait le job sans prise de tête.
Ce que fait vraiment le CYCPLUS G1 (et ce qu’il ne fait pas)
Le CYCPLUS G1, c’est un compteur GPS sans fil qui se concentre sur l’essentiel : vitesse, distance du jour, distance totale, temps de roulage, heure, altitude. Il n’utilise pas de capteur de roue ou d’aimant, tout passe par le GPS. Tu le fixes sur le guidon avec le support fourni, tu le charges en USB, tu l’allumes et c’est parti. Niveau utilisation, il y a quelques boutons, mais on comprend vite : un pour allumer/éteindre, les autres pour faire défiler les infos.
Il a aussi un rétroéclairage automatique, ce qui est pratique quand tu passes d’un coin très ensoleillé à un sous-bois ou quand tu roules tôt le matin ou le soir. L’écran utilise une techno FSTN (en gros, un LCD bien contrasté) qui reste lisible en plein soleil, et franchement là-dessus rien à redire : je n’ai jamais eu à plisser les yeux pour lire la vitesse. Il affiche les infos en gros caractères, donc même en secouant un peu sur les chemins, on voit bien.
La grosse particularité, c’est qu’il gère un mode veille automatique. Si tu t’arrêtes plus de 10 minutes (pause café, crevaison, etc.), il se met en sommeil pour économiser la batterie. Quand tu rappuies pour le rallumer, il garde les données de la sortie en cours. Par contre, si tu l’éteins volontairement (arrêt long ou fin de sortie) en maintenant le bouton, là il remet les compteurs à zéro pour la prochaine sortie. C’est logique une fois qu’on a compris le fonctionnement, mais la première fois ça peut surprendre.
Ce qu’il ne fait pas du tout : pas de guidage, pas de cartes, pas de segments Strava, pas de connexion à un smartphone ou à des capteurs cardio/cadence. C’est vraiment un compteur autonome, tu ne synchronises rien ailleurs, tu n’analyses pas ta sortie sur une appli. Si tu t’attends à ça, tu vas être déçu. Si ton besoin c’est juste voir combien de kilomètres tu as faits et à quelle vitesse tu roules, ça suffit largement. En résumé, le G1 est un compteur basique mais fonctionnel, qui assume complètement son côté simple.
Points Forts
- Écran très lisible, même en plein soleil, avec rétroéclairage automatique
- Autonomie longue (plusieurs semaines d’usage normal) grâce à la grosse batterie et à la mise en veille
- Installation simple, sans fil, support stable même sur routes dégradées
Points Faibles
- Précision GPS moyenne sous les arbres ou près de grands bâtiments, distance souvent un peu sous-estimée
- Aucune connectivité (pas de Strava, pas de smartphone, pas de capteurs externes), très limité pour un usage sportif avancé
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le CYCPLUS G1 est un compteur GPS simple et honnête. Il ne cherche pas à concurrencer les gros Garmin ou Wahoo, et c’est mieux comme ça. Il fait le minimum attendu : vitesse, distance, temps, heure, altitude, avec un écran très lisible, une autonomie confortable et un montage facile. Pour quelqu’un qui veut juste suivre ses sorties sans se perdre dans les menus et sans sortir 300 €, c’est une solution qui tient la route.
Les limites sont claires : la précision GPS baisse dès que le signal est perturbé (forêt, immeubles), pas de connexion smartphone, pas de Strava, pas de fonctions d’entraînement. Si vous êtes du genre à analyser chaque sortie en détail ou à préparer des parcours complexes, passez votre chemin. Par contre, si vous roulez surtout en terrain dégagé, que vous voulez un compteur robuste, lisible, avec une bonne batterie et un prix contenu, le G1 fait le job sans chichis.
Je le conseillerais donc à : les cyclistes loisir, les vélotafeurs, les possesseurs de VTT/gravel qui ne veulent pas mettre cher sur un compteur qui risque de voler en cas de chute, ou comme compteur secondaire sur un deuxième vélo. Ceux qui devraient regarder ailleurs : les fans de données, de connectivité, et tous ceux qui roulent beaucoup en forêt ou en ville dense et qui veulent une précision au kilomètre près.