Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas sans concessions
Design et ergonomie : bien pensé, mais quelques choix discutables
Autonomie et recharge : bon point, mais USB mal protégé
Performance et navigation : complet, mais pas toujours fluide
Présentation générale : tout y est sur le papier
Efficacité au quotidien : ça fait le job, mais pas sans compromis
Points Forts
- Gros écran 3,5" lisible en plein soleil avec beaucoup de données affichables
- Rapport fonctionnalités/prix intéressant (navigation, analyse d’entraînement, compatibilité capteurs, contrôle musique/caméra)
- Autonomie annoncée à 35 h et charge rapide en ~1,5 h, suffisante pour de longues sorties
Points Faibles
- Navigation perfectible : latence dans les indications, ronds-points mal gérés, trace peu lisible et zoom qui ne reste pas fixé
- Capuchon de port USB-C qui tient mal, inquiétant pour l’étanchéité réelle sous la pluie
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | iGPSPORT |
Un compteur qui veut jouer dans la cour des grands
J'ai pris ce iGPSPORT BiNavi parce que je voulais autre chose que les Garmin et Wahoo habituels, sans mettre 400 € dans un compteur. Sur le papier, il coche quasiment toutes les cases : gros écran couleur 3,5 pouces, navigation, iClimb pour les montées, compatibilité capteurs, e-bike, Di2, contrôle musique et même caméra d'action. Honnêtement, pour le prix, ça donne envie de tenter le coup, surtout si on fait pas mal de sorties longues et qu'on aime bien analyser un peu ses données après.
Je l'ai utilisé sur plusieurs sorties, entre vélotaf, sorties d'entraînement de 2–3 h et une grosse sortie avec pas mal de dénivelé. L'idée, c'était de voir si ce truc pouvait vraiment remplacer un compteur de marque plus connue, ou si c'était juste un gadget avec plein d'options mal finies. Je ne fais pas de compétition, mais je roule régulièrement, et je suis assez pointilleux sur la navigation et la lisibilité des infos.
Dès les premiers tours de roues, on voit qu'il y a du potentiel : l'écran est grand, les données sont lisibles, la connexion aux capteurs se fait vite, l'appli iGPSPORT est plutôt claire. Par contre, en creusant un peu, on se rend vite compte que tout n'est pas parfaitement abouti. Il y a des petits détails de conception et de logiciel qui gâchent un peu l'expérience, surtout si on est exigeant sur la navigation ou qu'on roule souvent sous la pluie.
En gros, on est sur un compteur qui fait le job et même plus pour le prix, mais qui n'est pas encore au niveau des ténors du marché en termes de finition. Si tu cherches un appareil blindé de fonctions, que tu es prêt à accepter quelques compromis (luminosité, navigation perfectible, capuchon USB douteux), ça peut valoir le coup. Si tu veux un truc ultra fiable en guidage et peaufiné dans les moindres détails, il faut lire la suite attentivement.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas sans concessions
Si on regarde le BiNavi uniquement sous l’angle prix vs fonctionnalités, le rapport qualité-prix est honnêtement bon. Plusieurs utilisateurs le comparent à des modèles de "grandes marques" en disant qu’il fait aussi bien, voire mieux sur certains points, pour quasiment deux fois moins cher. Tu as un gros écran couleur, de la navigation, de l’analyse d’entraînement avancée, la compatibilité avec une tonne de capteurs, le contrôle musique/caméra, le tout avec une autonomie correcte. Pour quelqu’un qui veut un compteur complet sans se ruiner, ça se défend clairement.
Maintenant, il faut accepter les compromis. À ce tarif, tu n’as pas la même finition logicielle qu’un Garmin/Wahoo : la navigation a de la latence, la lisibilité de la trace n’est pas top, les ronds-points sont mal gérés, et certains détails comme l’absence de pourcentage précis de batterie Di2 ou l’impossibilité d’avoir la carte sur toutes les pages sont un peu frustrants. Si tu es du genre à t’énerver dès que le GPS te fait tourner en rond ou t’annonce un virage avec 10 m de retard, tu vas vite trouver ça pénible.
Sur le matériel, c’est pareil : globalement, le boîtier est bien, le support guidon est bon, l’écran fait le job, mais ce capuchon USB mal fichu fait vraiment tache. Ce genre de détail, sur le long terme, peut coûter cher si de l’eau finit par entrer. Pour un produit IPX7, on s’attend à un truc un peu plus sérieux. Certains espèrent des mises à jour logicielles pour corriger les défauts, mais vu que le modèle a déjà un peu de bouteille et que pas mal de points remontés ne sont toujours pas corrigés, il ne faut pas trop compter dessus pour tout régler.
En résumé, si tu cherches le meilleur rapport quantité de fonctions / prix et que tu es prêt à tolérer quelques faiblesses, le BiNavi est un bon plan. Si tu veux un truc ultra fiable en navigation, hyper lisible dans toutes les conditions, avec un écosystème béton et zéro prise de tête, il vaut mieux économiser plus longtemps pour un modèle plus haut de gamme ailleurs. Ce compteur, c’est un peu le bon élève qui a tout pour bien faire, mais qui bâcle quelques devoirs importants.
Design et ergonomie : bien pensé, mais quelques choix discutables
Niveau design, j'ai trouvé le BiNavi plutôt réussi. Il est fin (1,45 cm), assez léger (un peu plus de 100 g) et ne fait pas "brique" sur le guidon. Le format 10,1 x 6 cm avec un écran 3,5 pouces, ça donne un bon compromis entre taille et encombrement. Sur un cintre route, ça reste propre, surtout avec le support déporté type M80 qui est bien foutu. L'écran occupe une bonne partie de la façade, donc on profite vraiment de la surface d'affichage.
La prise en main de l'interface est correcte, mais pas parfaite. Le tactile est réactif, parfois même un peu trop : certains remontent que l'écran est trop sensible, et je suis d'accord, surtout avec des gants fins, tu peux faire des fausses manips. Par contre, le fait d'avoir à la fois tactile + boutons est pratique : tu peux naviguer dans les menus même si le tactile galère sous la pluie ou avec des gants plus épais. Les menus ne sont pas aussi intuitifs que chez Garmin, mais après quelques sorties, on s'y fait.
Un truc qui m'a moins plu, c'est la gestion de la cartographie dans les pages de données. La carte est cantonnée à une page dédiée (page 5), et tu ne peux pas insérer une mini-carte dans une page personnalisée avec d'autres champs de données. C'est franchement dommage, parce que sur un écran de 3,5 pouces, il y a la place de faire mieux. Du coup, en navigation, tu passes ton temps à zapper entre la page carte et les pages données, alors qu'un affichage mixte serait plus pratique.
Autre point design un peu raté : le capuchon de protection du port USB-C. Plusieurs utilisateurs, et je confirme, trouvent qu'il tient mal. Sur un compteur qui se veut IPX7, avoir un cache qui menace de se barrer à cause des vibrations, c'est moyen. Sous la pluie ou dans la boue, ça peut vite devenir un vrai problème, parce que si l'eau rentre par là, l'indice IPX7, tu peux l'oublier. Globalement, le look et l'ergonomie générale sont réussis, mais on sent que certains détails n'ont pas été poussés jusqu'au bout.
Autonomie et recharge : bon point, mais USB mal protégé
Sur l'autonomie, rien à dire, c'est clairement un de ses bons points. Le BiNavi est annoncé à 35 heures de batterie, et dans la vraie vie, on n'en est pas loin, surtout si tu ne pousses pas la luminosité à fond en permanence et que tu n'as pas tous les capteurs du monde branchés. Pour une utilisation mixte (quelques sorties longues + vélotaf), tu peux largement tenir plusieurs jours, voire plus d'une semaine si tu ne roules pas tous les jours. On n'est pas sur un compteur qui te lâche au bout de deux sorties.
La recharge se fait en USB-C, avec une charge rapide annoncée à 1,5 h pour une charge complète. Ça, c'est plutôt confortable : tu peux le recharger entre deux sorties sans trop te prendre la tête. Par contre, comme déjà mentionné, le capuchon de protection du port USB-C est un vrai point de vigilance. Un utilisateur explique clairement qu'il tient à peine, qu'il bouge avec les vibrations, et que sous la pluie, l'eau risque de rentrer. Sur un appareil qui doit encaisser la flotte, c'est franchement gênant.
Autre détail qui fâche un peu, côté stockage interne : tu as 32 Go en théorie, mais avec toutes les cartes préinstallées, il reste à peine 1,8 Go libres. La mise à jour de la carte France (1,6 Go) prend plus d'une heure en USB, ce qui est long en 2025. Tu le fais pas tous les jours, mais quand même, ça donne l'impression que la gestion mémoire n'est pas optimisée. Ça n'impacte pas directement la batterie, mais ça joue sur l'impression générale de "modernité" de l'appareil.
Globalement, si tu regardes uniquement l'autonomie, c'est franchement pas mal pour le prix. Tu peux faire des longues sorties, voire des brevets, sans stresser sur la batterie. Mais il faut vraiment faire attention au port USB : si tu roules souvent sous la pluie ou dans la boue, je serais un peu méfiant sur le long terme. Un simple petit élément physique mal conçu peut flinguer un bon point, et là, on n'en est pas loin. En résumé : autonomie très correcte, recharge rapide pratique, mais protection du port à surveiller sérieusement.
Performance et navigation : complet, mais pas toujours fluide
Sur la partie "performance pure" (vitesse, enregistrement, capteurs), le BiNavi fait le boulot. La connexion aux capteurs ANT+/Bluetooth (fréquence cardiaque, cadence, puissance, home-trainer, etc.) se fait vite, et je n'ai pas constaté de coupures bizarres. Les données de base (vitesse, distance, dénivelé, cadence) sont cohérentes avec ce que j'avais sur un autre compteur et sur Strava après synchronisation. Il gère plus de 160 types de données, donc si tu aimes te faire des pages personnalisées, tu as de quoi t'amuser.
Là où ça se complique, c'est la navigation. Sur le principe, tu peux importer des traces depuis Strava, Komoot, Ride with GPS, ou utiliser la planification d'itinéraire via l'appli. Une fois la trace chargée, le compteur fournit une navigation avec info-bulles turn-by-turn et affichage de la trace sur la carte. Sauf que dans la pratique, plusieurs points gênent un peu : la trace à suivre est en vert fluo sur une carte globalement verte, donc la lisibilité n'est pas dingue. En plus, le zoom de la carte a tendance à revenir à 200 m, ce qui rend la trace assez fine et difficile à suivre. On aimerait pouvoir rester bloqué à 50 m pour les zones complexes, mais le zoom ne se maintient pas.
Autre problème, la latence. Il y a un léger retard entre ce que tu fais sur la route et ce que le compteur affiche. Typiquement, tu as déjà tourné depuis quelques mètres, et l'info-bulle d'orientation t'indique encore "tourner à gauche". Sur une route simple, ça va, mais dans un carrefour compliqué ou un rond-point, ça peut vite te faire douter. D'ailleurs, les ronds-points ne sont pas gérés comme tels : ils sont traités comme des virages, ce qui n'aide pas pour choisir la bonne sortie. Pour quelqu'un qui se repose beaucoup sur le guidage, c'est un vrai point faible.
En revanche, la détection de mouvement et l'enregistrement continu sont bien fichus : le compteur détecte quand tu démarres et lance l'enregistrement, et si tu t'arrêtes pour une pause, tu peux reprendre sans tout casser, il garde la continuité de la sortie. Côté précision GPS, ça reste globalement bon, mais pas parfait : un utilisateur parle d'un GPS qui "tourne en rond" parfois, ce qui peut venir soit du signal, soit d'une mauvaise manip. Pour résumer, en mode compteur classique et suivi de stats, c'est solide. En mode navigation avancée, c'est utilisable, mais on sent que le logiciel a encore besoin de quelques mises à jour pour être vraiment agréable.
Présentation générale : tout y est sur le papier
Concrètement, ce BiNavi, c'est un compteur vélo GPS sans fil, avec un écran tactile couleur de 3,5 pouces, annoncé pour 35 h d'autonomie. Il tourne avec GPS double fréquence (L1+L5) et supporte plusieurs constellations (GPS, Beidou, Galileo, Glonass, QZSS). Sur le papier, ça promet un bon positionnement, même en ville ou en forêt. Il est aussi donné IPX7, donc censé tenir sous la pluie sans souci, à condition que le capuchon USB reste bien en place… et c'est justement un des points faibles remontés par certains utilisateurs.
Niveau fonctions, c'est franchement chargé : tu as la planification d'itinéraire via l'appli iGPSPORT, l'import de traces depuis Strava, Komoot, Ride with GPS, etc. Il gère aussi l'analyse d'entraînement, avec VO2, score de stress, puissance normalisée, objectifs d'entraînement, et tout le tralala. Ça s'adresse clairement à des gens qui ne veulent pas juste la vitesse moyenne, mais qui aiment regarder leurs stats après la sortie.
Ce qui le distingue un peu, c'est la partie "connectée" : il peut se connecter à des vélos électriques, aux dérailleurs électroniques Di2, aux radars, aux feux avant/arrière, aux capteurs de puissance, cadence, fréquence cardiaque, et même aux capteurs de température CORE. Tu peux aussi contrôler ta musique (lecture/volume) et une caméra d'action (notamment DJI Mimo, Insta360 mentionné pour le partage), directement depuis le compteur. Sur le principe, c'est pratique pour éviter de tripoter ton téléphone en roulant.
En résumé, sur la fiche technique, on est sur un compteur très ambitieux : navigation, entraînement avancé, iClimb Pro pour les montées, suivi en direct via l'appli, enregistrement continu même si tu fais une pause, détection automatique du début de sortie. Rien à dire, le cahier des charges est bien rempli. La vraie question, c'est : est-ce que tout ça fonctionne bien sur la route, ou est-ce que c'est juste une longue liste de fonctions à moitié finies ? C'est là que les avis sont plus nuancés, et que mon expérience rejoint pas mal ce qu'on peut lire sur Amazon.
Efficacité au quotidien : ça fait le job, mais pas sans compromis
Au quotidien, le BiNavi fait globalement ce qu'on lui demande : enregistrer les sorties, afficher les données clairement et synchroniser avec les applis type Strava, TrainingPeaks, Komoot, etc. La synchro via l'appli iGPSPORT fonctionne correctement, tu retrouves tes sorties sans devoir passer par des manips compliquées. Pour quelqu'un qui veut suivre son volume hebdo, regarder ses courbes de puissance ou de fréquence cardiaque, c'est largement suffisant.
Ce qui m'a plu, c'est la personnalisation des pages de données : tu peux vraiment configurer tes écrans comme tu veux, avec plus ou moins de champs, et un mode "grande police" qui est pratique si tu as du mal à lire en roulant ou si tu veux te concentrer sur 2–3 infos clés. L'écran transflectif est un peu déroutant au début, parce qu'en intérieur il paraît sombre, mais en plein soleil, ça devient lisible et plutôt agréable. Plus il y a de lumière, mieux c'est, ce qui va dans le bon sens pour un usage vélo.
Par contre, il y a des petits trucs qui limitent son efficacité. La luminosité est jugée un peu faible par certains, même au max, quand il n'y a pas de soleil. En gros, en plein cagnard ça va, mais par temps gris ou en sous-bois, c'est moins confortable que certains concurrents. L'iClimb Pro, censé identifier toutes les montées, ne se déclenche pas sur toutes les bosses, même quand elles respectent les critères (plus de 500 m et plus de 3 %). Ce n'est pas dramatique, mais si tu l'achètes pour ça, tu peux être un peu déçu.
L'analyse d'entraînement est plutôt bien fichue sur le papier (VO2, stress, objectifs), mais ça reste dépendant de la qualité des données et de la manière dont tu utilises l'appareil. Pour un cycliste amateur qui veut juste progresser un peu et avoir une idée de sa charge, c'est largement suffisant. Pour un gros maniaque des chiffres, ça peut manquer encore un peu de finesse ou de clarté par rapport aux écosystèmes plus rodés. Au final, l'efficacité globale est bonne, mais on sent que le produit est encore jeune côté logiciel, avec des marges de progression évidentes.
Points Forts
- Gros écran 3,5" lisible en plein soleil avec beaucoup de données affichables
- Rapport fonctionnalités/prix intéressant (navigation, analyse d’entraînement, compatibilité capteurs, contrôle musique/caméra)
- Autonomie annoncée à 35 h et charge rapide en ~1,5 h, suffisante pour de longues sorties
Points Faibles
- Navigation perfectible : latence dans les indications, ronds-points mal gérés, trace peu lisible et zoom qui ne reste pas fixé
- Capuchon de port USB-C qui tient mal, inquiétant pour l’étanchéité réelle sous la pluie
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le iGPSPORT BiNavi est un compteur vélo GPS très complet sur le papier et globalement solide dans son rôle principal : enregistrer tes sorties, afficher clairement les données et se synchroniser avec les applis de sport. L’écran 3,5 pouces est agréable dehors, l’autonomie est bonne, la compatibilité capteurs est large, et le rapport fonctionnalités/prix est clairement en sa faveur. Pour un cycliste régulier qui veut un outil sérieux sans exploser son budget, ça reste une option intéressante.
Par contre, ce n’est pas un produit sans défauts. La navigation est son point le plus discutable : latence dans les indications, gestion moyenne des ronds-points, trace pas hyper visible, zoom qui ne reste pas fixé. Ajoute à ça un capuchon USB-C mal fichu qui fait douter de la vraie résistance à la pluie, une luminosité un peu limite dans certaines conditions, et un logiciel qui pourrait être mieux fini (Di2, iClimb pas toujours cohérent, carte cantonnée à une seule page). Rien de rédhibitoire si tu es tolérant, mais ça peut agacer si tu viens d’un écosystème plus mature.
Pour qui c’est fait ? Pour ceux qui veulent beaucoup de fonctions pour un prix contenu, qui roulent régulièrement, aiment bidouiller leurs pages de données et ne sont pas ultra exigeants sur le guidage au mètre près. Qui devrait passer son chemin ? Les gros adeptes de la navigation avancée, ceux qui roulent souvent sous la pluie et veulent un produit blindé de partout, et les utilisateurs qui ne supportent pas les petits défauts logiciels. En clair : bon rapport qualité-prix, mais il faut accepter quelques angles pas complètement arrondis.